Le nouvel essor spatial de la Chine grâce à Artemis II

Toutes les puissances se sont lancées dans une nouvelle course spatiale. Artemis II est devenu un phare international, témoignant de l’intérêt croissant pour l’exploration humaine au-delà de notre planète. Pendant ce temps, la Station Spatiale Internationale (ISS), l’un des laboratoires les plus exclusifs de l’univers en orbite basse, se prépare à être désassemblée. La Chine, en réponse, a annoncé des développements significatifs concernant sa station spatiale, Tiangong.

Une station spatiale en pleine expansion

Ambition chinoise. En étant exclue du projet de l’ISS, la Chine a décidé de créer sa propre station spatiale. Le projet Tiangong a débuté dans les années 2000 et son module central a été mis en orbite en 2021. Depuis, d’autres modules ont été ajoutés pour permettre aux astronautes chinois de mener des recherches dans un environnement qui leur était précédemment inaccessible.

Tiangong est vite devenu le symbole de l’ambition et de l’efficacité du programme spatial chinois. Cependant, sa taille est un handicap : avec une masse de 100 tonnes et un volume pressurisé de 340 m³, elle ne peut accueillir que trois astronautes.

Améliorations prévues de Tiangong

Un projet ambitieux. La prochaine étape pour la Chine sera d’augmenter la taille de Tiangong. Actuellement en forme de ‘T’, la station sera réaménagée en une structure en croix avec six modules, portant sa masse à environ 180 tonnes. Bien qu’elle demeurera plus petite que l’ISS, elle aura la capacité d’accueillir jusqu’à six astronautes en permanence.

D’ici 2027, un nouveau module avec plusieurs ports d’accouplement viendra s’ajouter aux trois modules existants, permettant d’intégrer des unités de laboratoire supplémentaires. C’est lors d’un lancement du Long March 5B que cette expansion se fera.

Une ouverture vers l’international

Accès limité à l’ISS. Jusqu’ici, Tiangong a agi comme un laboratoire principalement pour des chercheurs chinois. Cependant, si elle devient la seule station spatiale en orbite basse, la Chine pourrait offrir des opportunités aux astronautes étrangers. Par exemple, deux pilotes de l’armée de l’air du Pakistan seront formés pour devenir des astronautes, ouvrant ainsi la voie à une première collaboration internationale.

De plus, des astronautes de Hong Kong et de Macao participeront à ce processus, reflétant la volonté de la Chine de renforcer la coopération spatiale en partenariat avec les Nations Unies, tout en gardant le contrôle sur les accès à Tiangong.

Le contexte global de l’exploration spatiale

Démantèlement de l’ISS. Tandis que la Chine se prépare à l’expansion de sa station, l’ISS est sur le point d’être démantelée, avec des plans de désassemblage d’ici 2031. La NASA prévoit d’envoyer la station vers un cimetière spatial grâce à un vaisseau de SpaceX.

Ce contexte soulève des questions sur l’avenir de l’exploration spatiale habitée. Si des discussions persistent sur le sort de l’ISS, il apparaît que Tiangong sera bientôt la seule station spatiale habitée en orbite basse, affirmant le rôle croissant de la Chine dans la conquête de l’espace.



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