La Metropolitan Opera de New York en difficulté financière

La célèbre Metropolitan Opera de New York traverse une période de crise financière aiguë. Alors qu’un contrat de 200 millions d’euros avec l’Arabie Saoudite a échoué, l’intendant Peter Gelb envisage plusieurs options, dont la vente d’œuvres d’art et de droits de nom, pour sauver l’institution.

L’effondrement d’un partenariat prometteur

Ce partenariat avec l’Arabie Saoudite, présenté avec fierté au public par Gelb l’année dernière, était censé apporter des fonds essentiels. Malheureusement, la situation géopolitique, exacerbée par la guerre en Iran, a conduit Riyad à se concentrer sur des projets jugés plus “essentiels”. Gelb a exprimé sa déception et souligne que la recherche de solutions financières devient urgente.

La quête de sponsors et de fonds

Dans un entretien récent, Gelb a évoqué la possibilité d’un sponsor de nom pour la Met. Il a souligné que d’autres institutions telles que le New York Ballet et la New York Philharmonic ont déjà réussi à obtenir ce type de financement. Cela pourrait signifier que la “Metropolitan Opera” pourrait devenir la “Bill Gates Opera” ou la “Elon Musk Opera”.

Une urgence financière palpable

La pression monte : d’ici la fin de l’année fiscale, Gelb doit trouver 30 millions de dollars, initialement attendus de l’Arabie Saoudite. La dégradation répétée de la note de crédit de la Met par Moody’s met en lumière l’ampleur des défis financiers à venir.

Des œuvres d’art en vente

Gelb a également mis en vente deux gigantesques murales de Marc Chagall, estimées à environ 55 millions de dollars. La proposition est de les vendre tout en garantissant qu’elles demeurent exposées à la Met, ce qui attirerait des collectionneurs tout en préservant la beauté de l’opéra.

Les conséquences de la pandémie

La crise actuelle découle en grande partie des effets néfastes de la pandémie de COVID-19. Les restrictions imposées ont conduit à la fermeture de l’orchestre, la perte de musiciens talentueux et le retrait de plusieurs sponsors. Avec des recettes de billetterie en baisse, la Met a été contrainte de puiser dans ses réserves, qui ont diminué de 120 millions de dollars au cours des quatre dernières années.

Appel à la philanthropie

Gelb a clairement indiqué que sans subventions gouvernementales, la Met doit rechercher des donations massives de la part de riches mécènes. Il envisage notamment qu’une fondation capitalisée à hauteur d’un milliard de dollars pourrait régler bien des problèmes.

Un paradoxe de succès

Ironiquement, malgré cette crise financière, la Metropolitan Opera connaît l’une de ses saisons les plus réussies. Avec des productions comme “Tristan et Isolde” de Wagner et la nouvelle opera “Innocence”, les salles sont pleines et les critiques sont élogieuses. Cependant, la pérennité de cette institution emblématique reste fragile sans un soutien financier adéquat.

Gelb conclut en espérant qu’un milliardaire potentiellement intéressé puisse venir à la rescousse, soulignant que pour ceux avec des fortunes dépassant les 100 milliards, un don de 1 milliard ne représente qu’une goutte d’eau dans l’océan.



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