Israël dans le Sud-Liban : retour dans la “zone de mort”

Les tensions entre Israël et le Liban persistent malgré une trêve fragile. Depuis le début des hostilités, de nombreux incidents violents font presque quotidiennement des victimes. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a annoncé son intention d’établir une “zone tampon” qui suce des souvenirs sombres chez les locaux.

Une réalité troublante à la frontière

Dans le nord d’Israël, près de la frontière libanaise, la situation est tendue. Moran Levanoni, expert des affaires libanaises, souligne la proximité de la frontière : « Regardez, la frontière est très proche. J’observe Marun ar-Ras, tout est détruit, aucun bâtiment n’a survécu. »

Ce paysage de désolation est le fruit de conflits passés. Levanoni explique comment des chars ont laissé des traces profondes sur le terrain, témoins d’un passé violent. Il rappelle aussi l’existence d’un ancien parc d’attractions pour enfants, symbole de l’ironie tragique de la guerre.

Une trêve illusoire

La tranquillité apparente est souvent interrompue par les bruits de la guerre. « C’est des échanges de feu provenant de Bint Jbeil au Liban. Cela ne ressemble pas à une trêve, » déclare Moran. Ancien soldat dans la région, il a vu les conséquences désastreuses d’une “zone tampon” : de nombreuses vies perdues, tant israéliennes que libanaises.

Des stratégies militaire en question

Depuis des décennies, Israël utilise des hélicoptères pour approvisionner ses postes avancés dans cette zone instable. Cependant, plusieurs incidents ont exacerbé le climat de peur, comme l’écrasement tragique d’un hélicoptère en 1997, qui a coûté la vie à 73 soldats.

L’émergence de Gaza par une guerre éternelle

Netanyahou défend sa “zone de sécurité” en affirmant qu’elle empêche les attaques contre le nord d’Israël. Cependant, Rachel Madpis Ben-Dor, activiste pacifiste, critique sévèrement cette approche, soulignant que l’histoire se répète avec une annulation totale des avancées précédentes en matière de paix.

Mobilisation des citoyens contre la guerre

En 1997, Ben-Dor a fondé le mouvement “Quatre Mères” pour mettre fin à la guerre au Liban, une lutte qui a porté ses fruits avec le retrait israélien en 2000. Elle affirme que la situation actuelle appelle à une nouvelle mobilisation, insistant sur la nécessité de voir les voisins comme des alliés et non des ennemis.

Des espoirs de paix fragilisés

Fin mai 2026, le paysage des villages libanais est chargé de tristesse et de désolation. Moran Levanoni avertit que le retour des habitants dans leurs villages détruits risque d’intensifier les tensions et de déclencher un nouveau cycle de violence, similaire à celui du passé.

Un avenir incertain

La situation au Sud-Liban reste tendue, avec un conflit qui semble inextricable. L’histoire montre que des “zones tampons” ne résolvent pas les problèmes sous-jacents. Sans un changement fondamental dans l’approche des relations israélo-libanaises, la paix semble encore lointaine. Les acteurs régionaux doivent choisir entre la guerre et la coopération pour un avenir pacifique.



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