Was sich mit dem Gesundheits-Sparpaket für gesetzlich Versicherte ändert

Pourquoi la réforme est-elle nécessaire ?

Environ 75 millions de citoyens allemands sont couverts par la sécurité sociale, ce qui représente une majorité significative. Parmi eux, environ 59 millions sont des membres contributeurs, tandis que 16 millions sont des personnes à charge. Les caisses de maladie font face à des difficultés financières croissantes, malgré des hausses de cotisations au fil des ans. Les dépenses, qui s’élevaient à environ 249 milliards d’euros en 2020, ont atteint 312 milliards récemment. Une commission d’experts prévoit un déficit de 15 milliards d’euros pour l’année prochaine, avec des pertes dépassant les 40 milliards d’euros d’ici 2030 si aucune mesure n’est prise.

Combien devraient rapporter les économies prévues ?

La ministre de la Santé, Nina Warken, propose une politique de dépenses axée sur les recettes. Les prestations offertes par les caisses de maladie ne devraient augmenter que de manière proportionnelle aux revenus. Une commission d’experts a présenté 66 propositions concrètes pour stabiliser rapidement la situation financière. Il est prévu d’économiser 16,3 milliards d’euros l’année prochaine, avec pour objectif d’atteindre 38 milliards d’euros d’ici 2030. Le projet de loi doit cependant passer par le processus parlementaire.

Quelles modifications pour les assurés ?

Fin de la couverture gratuite des partenaires : À partir de 2028, les assurés devront payer 2,5 % de leur revenu pour leurs partenaires non assurés, contre 3,5 % initialement prévu. Les parents d’enfants de moins de sept ans, de ceux souffrant de handicaps, les aidants naturels et les retraités sont exemptés. Les économies réalisées grâce à cette mesure sont estimées à 1,6 milliard d’euros par an.

Tous les assurés doivent-ils payer la même chose ?

Non, les assurés à revenu plus élevé seront soumis à des contributions plus élevées. La plafond de cotisation sera temporairement augmenté de 300 euros, permettant de générer 2,4 milliards d’euros supplémentaires. Ce plafond détermine le revenu jusqu’auquel les contributions pour l’assurance maladie et soins sont collectées. Avec ce changement, il pourrait y avoir un “effet d’évasion” vers l’assurance maladie privée.

Quelles prestations pour les patients vont disparaître ?

Les prestations de médecine alternative telles que l’homéopathie et les fleurs de cannabis ne seront plus couvertes. Le dépistage du cancer de la peau tous les deux ans et le remboursement des traitements orthodontiques sont également remis en question. La contribution de l’assurance maladie au remboursement de prothèses dentaires sera réduite de 60 à 50 %.

Qu’en est-il des médicaments en pharmacie ?

Les assurés constateront une hausse directe des contributions pour les médicaments. Après plus de 20 ans sans changement, les frais de contribution passeront de 5 à 7,50 euros, tandis que le plafond maximum de contribution passera de 10 à 15 euros.

Situation concernant les indemnités maladie

Au départ, une réduction des indemnités pour maladie et pour s’occuper d’enfants malades était prévue, mais cela a été retiré du projet de loi. À la place, une partielle de maladie comprise entre 25 et 75 % sera mise en place pour permettre une réintégration flexible au travail.

Où les médecins et hôpitaux doivent-ils réaliser des économies ?

Les médecins généralistes devront renoncer aux paiements supplémentaires pour les consultations sans rendez-vous et d’autres prestations. De même, les pharmacies auront leur rémunération et prix bientôt alignés sur l’évolution des recettes. Dans les hôpitaux, le budget destiné aux soins sera plafonné et les facturations seront plus rigoureusement contrôlées.

Impact sur l’industrie pharmaceutique

Le secteur pharmaceutique sera également soumis à des ajustements financiers. La ministre souhaite augmenter les remises pour les médicaments sous brevet et ajuster la réglementation sur les prix pour les médicaments fréquemment prescrits.

Comment le financement va-t-il être amélioré ?

Une taxe sur le sucre est prévue pour 2028, devant générer environ 450 millions d’euros annuels. L’impôt sur le tabac sera également augmenté cette année, mais les fonds iront vers la réduction de charges pour les travailleurs. En revanche, une augmentation de la taxe sur l’alcool n’est pas envisagée pour le moment.

Économies au sein des caisses elles-mêmes

Les 90 caisses de maladie doivent réduire leurs coûts administratifs et réduire de moitié leurs dépenses de publicité. Les salaires des dirigeants au-dessus des barèmes négociés seront également plafonnés.

Contribution du gouvernement

Il est encore flou en ce qui concerne l’aide gouvernementale. Le ministre des Finances, Lars Klingbeil, refuse de reprendre complètement les coûts d’assurance pour les bénéficiaires de l’aide sociale. Une augmentation progressive des contributions du gouvernement pour ces charges est prévue.

Quelle suite pour la réforme ?

Après un accord au sein du cabinet, le projet de loi va être soumis au parlement. Des modifications peuvent encore survenir avant le vote prévu avant les vacances d’été, au début de juillet.


Source : KNA, dpa, AFP



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