Format de la Tischtennis-WM 2026

Pour la Tischtennis-Team-WM qui se déroule à Londres à partir du 28 avril, le suspense est assuré, notamment en raison du changement de format qui élimine la phase de groupes. L’Union Internationale de Tennis de Table (ITTF) a complètement révisé la structure de la compétition, qui comprendra désormais 64 équipes. Celles-ci seront divisées avant le début du tournoi.

Les 56 équipes participeront à la “Stage 1B” pour espérer accéder aux huitièmes de finale, tandis que les sept meilleures équipes du classement mondial, ainsi que le pays hôte, l’Angleterre, seront directement qualifiés pour la “Stage 1A”. Cette étape est dédiée à la détermination des têtes de séries pour les huitièmes de finale.

Réactions du Deutsche Tischtennis-Bund (DTTB)

Le nouveau format a suscité des réserves au sein du DTTB qui a exprimé son mécontentement dans un courrier adressé à l’ITTF. Le directeur sportif Richard Prause a souligné que, contrairement aux années précédentes où les équipes étaient classées selon leur rang mondial, les résultats seraient désormais déterminés durant le tournoi. Cela, selon lui, pourrait réduire à néant des mois de travail acharné à l’échelle nationale.

Jörg Roßkopf, entraîneur des hommes, a également partagé ses inquiétudes, notant que le système permettrait de devenir champion du monde même avec trois défaites, ce qui remet en question l’équité du processus.

Les favoris du tournoi

Malgré ces changements, un constat demeure : la domination de la Chine est incontestée. Le dernier titre décroché par une nation autre que la Chine remonte à 1994, lorsque la Suède, menée par Jan-Ove Waldner, avait créé la surprise. Les joueurs français et japonais, notamment Truls Moregard de Suède, sont également à prendre en compte comme prétendants.

Chez les femmes, la domination chinoise est également marquée, avec une seule rupture en 2010 grâce à Singapour, tandis que le Japon est considéré comme le principal concurrent de la Chine.

Les chances de l’Allemagne

Les équipes allemandes, bien qu’incluses dans le peloton de chasse derrière la Chine, ont de réelles opportunités. Richard Prause a affirmé qu’une bonne situation au début était cruciale pour viser les quarts de finale, avec l’espoir d’un podium. Les récents résultats, comme ceux de 2024 à Busan, montrent que l’avenir est prometteur, mais nécessite des performances solides dès le début du tournoi.

Composition de l’équipe masculine allemande

Les quatre meilleurs joueurs, Dang Qiu, Patrick Franziska, Dimitrij Ovtcharov et Benedikt Duda, affichent un niveau comparable, capables de rivaliser avec les meilleurs mondiaux. Le jeune André Bertelsmeier sera également de l’équipe, axé sur l’acquisition d’expérience.

Menacés par des groupes costauds dans la première phase, et surtout par la France, le Japon et Taiwan, ils devront se montrer à leur meilleur niveau dès les premiers matchs.

Composition de l’équipe féminine allemande

Parmi les femmes, Sabine Winter a particulièrement attiré l’attention en gravissant les échelons du classement mondial après avoir modifié son style de jeu. Son retour, ainsi que celui d’autres joueuses comme Nina Mittelham et Annett Kaufmann, renforce l’équipe. La diversité des talents, comme la présence de l’ancienne sixième mondiale Han Ying, offre des chances de médailles.

À venir après la WM à Londres

Après la WM, l’équipe allemande se concentrera sur l’Open d’Europe à Ljubljana en octobre, suivie de trois tournois “Grand-Smash” aux États-Unis, en Suède et en Chine. La qualification pour les Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028 est également en vue.

Le DTTB projette aussi de soumettre une nouvelle candidature pour organiser une future WM, une initiative jugée cruciale pour le développement du sport en Allemagne.



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