Continuation de la vague d’exécutions en Iran

Les autorités iraniennes ont procédé à l’exécution d’un individu condamnée pour sa collaboration avec le Mossad, le service de renseignement israélien, en milieu de semaine. Cet événement marque une intensification alarmante des punitions capitales en République islamique.

Le cas de Mehdi Farid

Mehdi Farid a été pendu après avoir été reconnu coupable de « coopération approfondie » avec un service que les autorités iraniennes qualifient de « terroriste ». Selon l’agence Mizan, liée au pouvoir judiciaire, cette exécution a eu lieu suite à l’approbation de la sentence finale par le Tribunal suprême d’Iran.

Farid occupait un poste clé au sein d’une entité chargée de la défense passive, intégrée aux Forces armées iraniennes. Sa condamnation pour « corruption sur la terre » découle d’accusations de délit contre la sécurité publique et les normes morales islamiques.

Une tendance inquiétante

Cette exécution est la troisième en trois jours, signalant une escalade des sanctions judiciaires en Iran. Les autres exécutions récentes concernaient également des individus mêlés aux manifestations de janvier et accusés d’une prétendue collaboration avec le Mossad.

Depuis le début de cette vague d’exécutions le 19 mars, au moins huit personnes ont été exécutées, toutes jugées pour leur implication dans ces troubles. Ce climat répressif suscite de sérieuses préoccupations tant sur le plan des droits humains que de la sécurité.

Augmentation des exécutions en Iran

Iran est l’un des pays affichant le plus haut taux d’exécutions au monde. Selon un rapport de Iran Human Rights (IHRNGO) et de Ensemble contre la Peine de Mort (ECPM), en 2025, le pays a exécuté 1 639 personnes, soit une hausse de 68 % par rapport à 2024. Ce nombre représente le chiffre le plus élevé en Iran depuis 1989.

Il est alarmant de noter qu’à peine 113 de ces exécutions ont été communiquées officiellement, représentant moins de 7 % du total. En comparaison, le taux officiel était de 9,5 % en 2024 et 15 % en 2023. Cette disparité souligne l’opacité entourant le système judiciaire iranien et la manière dont les exécutions sont souvent dissimulées au public.

Conclusion

La situation des droits de l’homme en Iran demeure préoccupante, avec une augmentation marquée des exécutions et des arrestations. La détermination des autorités iraniennes à éradiquer toute forme de dissidence, notamment en utilisant des châtiments aussi sévères que ceux-ci, soulève des questions sur l’avenir des libertés fondamentales dans le pays.



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