La crise de la RAM et ses répercussions

La situation actuelle montre comment les grands acteurs du secteur, spécialement les hiperescaladores, dictent les termes de production de matériel informatique. La crise de la RAM et des SSD touche non seulement les fabrications, mais aussi les consommateurs. La transition vers des technologies plus récentes ne dépend plus des besoins des entreprises, mais plutôt des disponibilités sur le marché.

Fin des modules LPDDR4

Avec l’abandon des modules LPDDR4, Samsung se concentre sur la production de LPDDR5 et LPDDR5X. Ces types de mémoire, plus récents et plus performants, sont souvent soudés directement sur les cartes mères, garantissant une vitesse de traitement supérieure avec une consommation d’énergie minimale. Cependant, ce choix signifie que de nombreux appareils, en particulier ceux de milieu et d’entrée de gamme, deviendront plus chers.

Un ajustement nécessaire, mais coûteux

Le coût de production de la mémoire RAM représente actuellement environ 20 % du prix d’un mobile d’entrée de gamme. Ce chiffre pourrait passer à 40 % dans les mois à venir. Les augmentations de prix pour les smartphones de milieu et d’entrée de gamme pourraient atteindre 60 à 80 dollars par unité, tandis que pour les modèles premium, cela pourrait grimper jusqu’à 150 dollars.

Les conséquences économiques pour les fabricants

Alors que Samsung pourrait tirer avantage de sa position dominante dans le marché de la mémoire, il semble que la redirection vers la LPDDR5 affectera tous les fabricants. Le modèle Galaxy A17, par exemple, pourrait voir différentes configurations en fonction de la mémoire disponible, offrant ainsi des performances variées à des prix distincts.

Vers des mémoires HBM

Parallèlement à ces changements, Samsung investit également dans le développement de mémoires HBM, cruciales pour les plateformes d’intelligence artificielle. En réduisant le temps de développement de deux ans à un, Samsung s’assure de rester compétitif face à des entreprises comme NVIDIA et AMD, qui sont aussi en pleine expansion.

Une crise persistante

Ce qui ressort de cette situation, c’est que la crise de la RAM n’est pas prête de se résorber. Avec seulement trois entreprises majeures (SK Hynix, Micron et Samsung) contrôlant la majorité du marché, et leur concentration sur les besoins croissants en intelligence artificielle, le rétablissement du marché semble lointain. Des prévisions évoquent même une reprise possible pas avant 2028, voire 2030.

En conclusion, il est évident que les consommateurs devront faire face à des prix plus élevés et à une disponibilité limitée de certains produits, tout en attendant que cette crise atteigne une résolution durable.



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