Un rêve brisé : l’histoire de Laurence Maritano
Après avoir acheté la maison de ses rêves, de nombreuses circonstances peuvent venir perturber ce rêve : conflits familiaux, réparations inattendues ou problèmes de construction. C’est exactement ce qui est arrivé à Laurence Maritano, une retraitée française qui partage son récit pour alerter et demander de l’aide. Après avoir investi 370 000 euros dans l’achat et la rénovation d’une ancienne gare à Parcieux, elle se retrouve face à la menace de perdre son jardin ainsi que sa piscine à cause d’un projet gouvernemental.
Un projet de transport public inattendu
Laurence Maritano, qui a déménagé à Parcieux en 2020 en quête de tranquillité, a cru acheter une propriété presque parfaite. Lors de l’achat, on lui a indiqué qu’une petite bande de terrain — approximativement un mètre et demi — appartenait à la SNCF, la société ferroviaire nationale. “La mairie m’a dit qu’il s’agissait d’un chemin rural reliant de petits villages. Personne ne m’a informée d’un projet de ligne de bus en cours dans cette zone”, explique-t-elle.
Découverte alarmante
Au fil du temps, Laurence a découvert que la partie de son terrain concernée par le projet mesure en réalité cinq mètres. Cette bande avait été vendue par la SNCF à l’administration régionale, impliquant que presque tout son jardin ne lui appartenait pas, mais était la propriété de l’État. Avec la mise en place de cette nouvelle infrastructure, sa piscine et son potager se retrouvaient directement menacés.
La lutte pour la compensation
Une enquête publique a été ouverte en janvier 2026 sur la nouvelle ligne de bus, qui reliera Trévoux à Lyon. Ce projet devrait entraîner l’expropriation d’une partie de sa parcelle. Laurence se dit désemparée et explique : “J’ai besoin de mon espace extérieur, c’est ma thérapie. À mon âge, je veux simplement profiter de la vie.”
Un appel à l’aide
Laurence Maritano, à 63 ans, se trouve dans une situation précaire, ne sachant pas si elle recevra une compensation adéquate. “Je suis déprimée, je prends des antidépresseurs. Je veux que les autorités achètent tout le terrain et la maison, ou qu’elles me permettent de négocier pour revendre la partie affectée”, déclare-t-elle, pleine d’anxiété.
Un avenir incertain
Son quotidien est devenu insupportable, accumulant le stress et l’incertitude. Pour couvrir ses frais juridiques, elle a dû reprendre des petits boulots, sa pension ne suffisant pas. “Je ne peux même pas vendre ma maison. L’agent immobilier m’a dit que la propriété est invendable“, confie-t-elle, confrontée à une réalité amère.
Conclusion
Alors que l’enquête publique devrait bientôt aboutir, Laurence demeure dans l’incertitude. “Il ne me reste plus qu’à attendre”, conclut-elle, inquiète pour ce qu’il adviendra de son jardin, qui représente tant pour elle.

