Der schwierige Umbau du système médiatique hongrois

Un héritage sous contrôle

Depuis plus de 15 ans, la Hongrie est dirigée par le Premier ministre Viktor Orbán, qui a progressivement assujetti les médias à son autorité. Ce contrôle s’est manifesté par un remodelage systématique du service public de radiodiffusion en un appareil de propagande, éliminant toute voix dissidente. À présent, après la victoire électorale de Peter Magyar, des espoirs émergent pour un retour à une indépendance médiatique.

Une confrontation symbolique

L’interaction entre Peter Magyar et une journaliste du service public a révélé l’ampleur du changement attendu. Magyar, ancien membre de l’équipe Orbán, s’est exprimé avec ironie sur le fait d’être de retour dans le studio du M1, un canal de nouvelles dévalué selon les critères journalistiques. Cette confrontation met en lumière l’hypocrisie du passé où la censure était la norme.

Promesse de renouveau

Magyar a déclaré que son gouvernement mettrait un terme à la “fabrique de mensonges”, une référence directe aux pratiques de désinformation sous Orbán. Il promet de collaborer avec d’autres partis pour instaurer un journalisme indépendant et objectif. Cela requiert néanmoins des changements radicaux de la législation sur les médias, un défi déjà souligné par la journaliste présente lors de l’interview.

Expertise et scepticisme

Gábor Polyak, un universitaire en médias à Budapest, souligne que l’absence de bulletins d’informations ne garantit pas un journalisme de qualité. La situation juridique actuelle nécessiterait de repartir de zéro, potentiellement en fermant le service actuel pour en reconstruire un nouveau. Une structure complètement nouvelle pourrait peut-être favoriser un journalisme véritablement indépendant.

Leçons de Pologne

Le récent contexte polonais, où le parti Droit et Justice (PiS) a été défait et où le gouvernement de Donald Tusk cherche à reconstruire les médias publics, offre des enseignements. En Pologne, la situation a été tumultueuse, avec des coupures de programme et des vexations politiques au sein des médias. La stratégie adoptée a consisté à incorporer des liquidation et à établir un nouvel écosystème médiatique.

Avantages d’une majorité qualifiée

La situation en Hongrie présente un léger avantage. Grâce à une majorité des deux tiers au parlement, Magyar a davantage de pouvoir pour initier des réformes que Tusk en Pologne. Cela pourrait faciliter la mise en place d’une nouvelle autorité de régulation et de dispositifs garantissant un environnement médiatique équitable et diversifié.

Conclusion

La reconstitution de l’espace médiatique en Hongrie est une tâche ardue, mais le changement politique récent offre une lueur d’espoir. Les promesses de Magyar de donner à la radiodiffusion publique une nouvelle direction, tout en apprenant des expériences d’autres pays, sont un pas potentiel vers une société plus informée et démocratique. Toutefois, la transformation requiert un engagement ferme envers la transparence et l’intégrité juridique.



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