La Sixième Journée du Procès : Les Points Clés

Le Rôle de Víctor de Aldama

La sixième journée du procès au Tribunal Suprême a été marquée par le témoignage concernant les activités de Víctor de Aldama au sein du ministère des Transports, alors dirigé par José Luis Ábalos. Sa présence régulière dans le “secteur réservé” du ministre a étonné l’ancienne présidente d’Adif, qui a même exprimé ses préoccupations à ce sujet. Un agent de la garde civile a également témoigné que de Aldama avait un accès illimité au bureau du ministre, ce qui soulève des questions sur les pratiques de transparence au sein du ministère.

Les Masques : Une Gestion Chaotique

Des témoignages ont révélé que le processus de commande de masques par le ministère était loin d’être ordinaire. Un ancien cadre de Puertos del Estado a reconnu avoir involontairement pensé que de Aldama était en service au ministère pour coordonner les achats, alors qu’il n’apparaissait pas dans la documentation de la société impliquée. L’augmentation soudaine de la commande de masques de 4 à 8 millions en seulement 38 minutes interroge également sur l’efficacité et la cohérence des décisions ministérielles.

Témoignage de Pardo de Vera

Pardo de Vera, ancienne présidente d’Adif, a témoigné qu’il n’y avait eu aucune directive venant du ministère pour qu’Adif engage Soluciones de Gestión pour l’achat de masques. Elle a insisté sur le fait qu’elle n’avait reçu aucune instruction particulière concernant le numéro de masques à acheter, ce qui souligne la déconnexion entre les différents niveaux de décision au sein du ministère.

Le Cas de Jéssica Rodríguez

Un autre point de tension concerne la nomination de Jéssica Rodríguez, l’ex-petite amie d’Ábalos, à Ineco. Pardo de Vera a nié toute pression ou influence dans cette embauche, affirmant que sa participation s’était limitée à l’envoi d’un CV. Cela soulève des interrogations sur l’impartialité des processus de recrutement au sein des organismes publics.

La Relation avec Koldo García

Pardo de Vera a décrit Koldo García, conseiller ministériel, comme une “personne peculiaire” qui ne respectait pas les normes institutionnelles habituelles. Elle a exprimé sa préférence pour gérer la communication avec lui en raison de l’expérience de son équipe dans la gestion des relations institutionnelles.

Tensions au Tribunal

Le procès a également été marqué par des tensions entre les avocats et le président du tribunal. L’avocate de Koldo García a tenté de focaliser le débat sur une part d’audit, mais le président a rétorqué que les accusations portées contre son client étaient au cœur des débats, ce qui a conduit à un moment de frictions durant l’audience.

Conclusion

La sixième journée du procès a apporté de nouvelles informations sur les pratiques au sein du ministère des Transports et a mis en lumière des interactions troublantes dans le cadre de la gestion publique. Les révélations sur la présence de Víctor de Aldama et la nomination controversée de Jéssica Rodríguez soulèvent des questions essentielles sur la transparence et l’intégrité au sein des institutions publiques espagnoles. Les prochaines étapes du procès pourraient encore approfondir ces préoccupations.



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