Dramatique disparition d’armements au pouvoir judiciaire de Río Negro
Le Poder Judicial de Río Negro est plongé dans une enquête qui fait scandale en raison de la disparition de plus de cent armes stockées dans les dépôts des palais de justice. Récemment, il a été rapporté que cinq autres fusils ont disparu, qui étaient entreposés dans les tribunaux de General Roca.
Contexte de l’enquête
Ce cas a mis en lumière l’ensemble du pouvoir judiciaire provincial, étant donné que la Police de Río Negro n’a pas accès à l’endroit où ces armements étaient conservés. Seuls certains employés disposant d’une clé peuvent y entrer, ce qui a conduit à l’ouverture d’une enquête sur trois employés judiciaires.
Règlementation sur la détention d’armes
Cette situation a lieu dans le cadre d’une directive explicite d’un Procureur Général interdisant la garde d’armes ou d’autres preuves matérielles au sein des organes judiciaires. Selon des sources proches de l’affaire, une telle pratique est clairement prohibée : « Aucune arme, ni autre preuve matérielle, ne doit être stockée dans les bureaux de la fiscalité ».
Éléments révélateurs dans l’audit
Une récente vérification a révélé que, malgré l’interdiction, les armes étaient présentes dans le bureau et avaient disparu dans des circonstances qui, selon les enquêteurs, indiquent une action planifiée.
Les armes étaient toutes en état de fonctionnement, tandis que des objets de fabrication artisanale, endommagés ou des répliques sont restés dans les bureaux. Cette sélection révèle que les responsables maîtrisaient bien le matériel et ont méticuleusement choisi les objets à mettre de côté.
Responsabilité des dirigeants judiciaires
Le responsable de la Fiscalité N°3, qui a pris ses fonctions depuis sept mois, remplaçant Norma Reyes en congé, est également sous enquête. Des sources policières évoquent une possible négligence dans la gestion et la sécurité des armes, concluant qu’« un acte négligent » a eu lieu.
Changement dans la direction de l’enquête
Un changement dans la direction de l’enquête a également été opéré. Le dossier a été transféré de la Procureure en chef de Roca, Teresa Giuffrida, au Procureur en chef de la Quatrième Circonscription judiciaire, Santiago Márquez Gauna, basé à Cipolletti. Ce transfert vise à éviter des conflits d’intérêts et à assurer la transparence du processus judiciaire.
État des recherches concernant les armes disparues
Un dernier relevé effectué dans les bureaux de Bariloche, Viedma et Cipolletti aurait permis de retrouver une partie du matériel disparue, bien qu’une confirmation officielle soit encore attendue. En ce qui concerne les responsabilités internes, les trois employés judiciaires de General Roca ont été suspendus et sont sous enquête pour manœuvres frauduleuses.
Ces employés étaient chargés de la gestion de l’accès aux dépôts d’armes et leurs bureaux étaient situés juste en dessous des bureaux des juges de la circonscription.
Enquête sur les procédures de sécurité
L’enquête vise à déterminer comment les clés des dépôts étaient gérées, quelles mesures étaient prises à la fin des journées de travail, et s’il était possible que des copies des clés aient été réalisées, facilitant ainsi le vol progressif d’armement. Un des points les plus délicats de cette affaire consiste à clarifier la chaîne de possession et à déceler d’éventuelles irrégularités dans le système de contrôle d’accès aux armements.
