Ouverture des négociations pour un nouveau convention collective
Ce jeudi, les négociations ont commencé pour le VIIIe Convenio collectif des entreprises d’enseignement privé, financé en tout ou partie par des fonds publics. Selon Jesús Gualix, responsable de l’enseignement privé, concerté et handicap chez UGT, le processus de négociation pourrait être long : “ceci ne se résout pas en trois réunions”. Ce nouveau cadre réglementaire concerne environ 200 000 travailleurs, après presque quatre ans de validité de l’ancien.
Principales revendications
Les points clés de la table de négociation incluent l’ajustement des heures de cours, l’augmentation des salaires des travailleurs en dessous du SMI, ainsi que l’égalité des rémunérations entre les enseignants de la concertée et ceux de l’enseignement public.
Un salaire équivalent à celui du public
Les organisations admettent que le salaire de base des enseignants de la concertée se rapproche de celui des enseignants du secteur public. Cependant, des disparités persistent, notamment à cause de l’absence d’accumulation de sexennies de formation pour les travailleurs de la concertée. Cela entraîne une perte de compensation d’environ 100 euros mensuels par tranche de six ans.
Chaque autonome applique sa propre politique, ce qui accentue les disparités. Par exemple, certaines régions n’accordent pas les triennaux d’ancienneté, comme en Andalousie, tandis que d’autres omettent des paiements uniques pour les enseignants ayant plus de 25 ans dans le même établissement.
Égalité des heures de cours
Les exigences d’équité concernent également la charge horaire. Dans les établissements publics, les enseignants impartissent un maximum de 25 heures sur la base de la session, contre 25 heures, encore en vigueur dans la concertée. Ce dernier système utilise une comptabilisation plus complexe qui peut engendrer une charge de travail plus importante.
Les syndicats demandent donc que la mesure des heures soit basée sur les périodes réelles d’enseignement, car corriger et préparer des cours différenciés en nombre de sessions a des implications significatives sur la charge de travail.
Salaires des travailleurs de services
Un autre point de préoccupation concerne les salaires des employés de service, souvent en dessous du SMI. Bien que ce groupe soit minoritaire dans le cadre du conventionnement, il reste essentiel. Beaucoup d’entre eux, tels que les portiers ou les réceptionnistes, sont souvent sous-traités, mais ceux restant au sein des établissements peuvent bénéficier d’une amélioration de leurs conditions salariales.
Gualix insiste sur l’importance de garantir que ces employés, souvent négligés, puissent également bénéficier d’une mise à niveau de leurs rémunérations.
Conclusion
Les discussions autour de ces questions cruciaux sont plus que jamais d’actualité dans le paysage de l’éducation en Espagne. Les équipes syndicales font pression pour garantir que toutes les disparités soient traitées afin de construire un cadre d’enseignement juste et équitable pour tous les enseignants.

