Une transaction immobilière controversée : l’achat du département de Caballito
Détails de l’achat
Lors d’une déclaration récente, l’escribana Adriana Mónica Nechevenko a révélé des informations intrigantes concernant l’achat d’un appartement à Caballito par le chef de Cabinet argentin, Manuel Adorni. Selon son témoignage, Adorni a acquis cet appartement pour un montant total de 230 000 dollars, dont 30 000 dollars ont été versés en avance, le reste étant financé par 12 mensualités sans intérêt.
Les anciennes propriétaires
Adorni a négocié cet accord avec deux retraitées, Claudia Sbabo et Beatriz Viegas, qui étaient les anciennes propriétaires de l’appartement situé rue Miró. Ces deux femmes étaient également censées témoigner lors d’une audience qui a été annulée à la demande de l’avocat d’Adorni, Matías Ledesma.
Origine des fonds préoccupante
Lors de son témoignage, Nechevenko a précisé qu’elle ne connaissait pas l’origine des fonds utilisés par Adorni pour cette transaction. En fait, le procureur Gerardo Pollicita a demandé l’accès aux conversations téléphoniques de l’escribana, mais elle a affirmé ne pas avoir ces informations.
Autres transactions immobilières
Nechevenko a également été impliquée dans d’autres transactions pour Adorni, y compris un appartement à Parque Chacabuco et une maison dans le quartier privé d’Indio Cuá. Dans une autre transaction, Adorni a obtenu un financement de 100 000 dollars via une hypothèque d’Isabel Molina, une commissaire retraitée. Cette transaction a été réalisée avec un plan de remboursement de 24 mensualités à un taux d’intérêt de 11%.
Clarifications de l’escribana
À sa sortie de la déposition, Nechevenko a déclaré à la presse qu’il n’y avait pas eu de prêt d’argent à Adorni, mais plutôt des compraventas avec des hypothèques. Elle a également souligné qu’elle n’était pas responsable de l’origine des fonds, laissant cette question ouverte.
Enquête en cours
Actuellement, l’enquête menée par le procureur Pollicita vise à déterminer la capacité d’Adorni et de son épouse à honorer leurs engagements financiers, par rapport à leurs revenus déclarés. Des informations sur le montant de leurs dettes seront comparées à leurs revenus pour éclaircir cette affaire.
Allanissements et investigation immobilière
Le juge Ariel Lijo a ordonné des perquisitions dans trois agences de Rucci Propiedades, la société immobilière qui a géré la vente de l’appartement d’Adorni. Les enquêteurs recherchent tous les documents liés à la commercialisation et la signature de l’acte pour le bien situé au 550 rue Miró. Cette action a eu lieu après le témoignage de l’ancien footballeur Hugo Alberto Morales, qui a vendu l’appartement aux retraitées.
Conclusion
L’affaire qui entoure l’achat de cet appartement à Caballito soulève des questions concernant la transparence et l’éthique dans les transactions immobilières au sein du gouvernement argentin. Alors que le procureur élargit ses investigations, il sera intéressant de voir comment cette situation se développera et quelles révélations pourraient émerger dans les semaines à venir.

