Les accusations de Gustavo Petro
Le président Gustavo Petro a récemment accusé l’ex-président Álvaro Uribe d’exploiter les massacres comme une méthode pour gagner des voix. Ces déclarations ont été faites sur les réseaux sociaux et incluent des références aux paramilitaires et aux riches propriétaires terriens.
Petro a souligné que la définition des massacres a été manipulée pour minimiser l’ampleur des homicides collectifs. Il a déclaré : “Les massacres se comptent par une décision arbitraire : une masacre est définie comme la mort de plus de trois personnes… cela a permis de masquer les véritables massacres.”
Les répercussions politiques des violences
Le président a également soutenu que ces massacres ont été utilisés comme un instrument politique de terreur, affirmant que “les massacres sont un moyen de semer la peur au sein du peuple, une forme de terrorisme utilisée pour gagner des votes.”
Petro a évoqué des événements tragiques, citant des chiffres alarmants de pertes humaines attribuées à l’implication de paramilitaires et des proches d’Uribe dans des actes de violence. Il a notamment mentionné la mort de plusieurs agriculteurs dans des régions spécifiques et a lié ces événements à des membres de la famille d’Uribe.
Violence en Antioquia, Córdoba et Sucre
Dans ses accusations, Petro a mis en lumière des massacres notables dans des régions comme Antioquia et Córdoba, en citant l’implication de politiciens et de propriétaires terriens. Il a déclaré que certains de ces massacres avaient été ordonnés par des alliés politiques d’Uribe, renforçant l’idée d’une certaine complicité au sein des élites politiques.
La réponse d’Alvaro Uribe
En réponse à ces accusations, Álvaro Uribe a pris la parole sur les réseaux sociaux pour rétorquer en disant que ces affirmations devraient provoquer de la honte. Il a indiqué qu’au premier trimestre de 2026, 35 massacres ont été enregistrés, comparant cela aux 10 massacres en 2010, saluant ses efforts pour renforcer la Sécurité Démocratique.
Contexte actuel de la violence en Colombie
Le rapport du premier trimestre 2026 a révélé des chiffres alarmants, avec 35 massacres et 133 victimes, le plus haut niveau depuis la signature de l’accord de paix en 2016. Selon le rapport d’Indepaz, ces violences se sont concentrées dans 34 municipalités à travers 17 départements et incluent des victimes de tous âges.
Entre août 2022 et mars 2026, 319 massacres ont été recensés sous l’administration de Petro, soulevant des questions quant à l’efficacité de ses politiques en matière de sécurité.
Conclusion
Ce débat intense entre Petro et Uribe illustre les tensions persistantes en Colombie concernant les violences passées et présentes. Alors que Petro blâme Uribe pour des abus passés, Uribe défend ses réalisations et remet en question la politique actuelle. L’avenir politique et sécuritaire de la Colombie semble toujours en jeu.

