Le Golden Sahara II : Le premier véhicule autonome… et qui sentait le poisson

Un design futuriste

Dans les années 50, alors que l’ère spatiale battait son plein, la conception automobile s’émancipait des standards traditionnels. C’est à cette époque qu’est né le Golden Sahara II, un véhicule qui, bien qu’antérieur à son temps, a introduit des idées révolutionnaires sur l’assistance à la conduite et la connectivité. Avec cet engin, nous avons un ancêtre des voitures intelligentes d’aujourd’hui.

La genèse d’un chef-d’œuvre

George Barris, reconnu pour avoir conçu le célèbre Batmobile, fut impliqué dans un accident avec son Lincoln Capri en 1953. Ce dernier fut percuté par un camion, laissant la voiture en piteux état. Plutôt que de la laisser partir à la casse, Barris investit 5 000 dollars pour transformer son véhicule en Golden Sahara. Pour mettre les choses en perspective, à l’époque, la Cadillac Eldorado coûtait 7 750 dollars.

Équipement avant-gardiste

À une époque où les radios FM étaient un luxe, le Golden Sahara se distingue par :

  • Des panneaux en acier moulés à la main
  • Des phares verticaux intégrés aux garde-boues
  • Un intérieur somptueux, incluant un bar et une cúpule de bulle

Le Golden Sahara II n’était pas simplement un spectacle visuel, mais représentait une avancée technologique sans précédent.

Une peinture unique

La peinture du Golden Sahara II était tout aussi atypique. Barris recherchait une finition éclatante et décida d’incorporer des écailles de poisson pour obtenir un effet nacré. Il se rendit à la poissonnerie, cherchant la sardine parfaite. Bien que le résultat fût un éclat doré exceptionnel, il présentait un inconvénient notable : une odeur de poisson persistante.

Une évolution extravagante

Entre 1956 et 1958, Barris, avec Jim Street et Bob Metz, modernisa le véhicule pour en faire le Golden Sahara II. Les pneus translucides ajoutés par Goodyear et d’autres améliorations internes comme un téléviseur, un magnétophone et même un petit réfrigérateur apportaient une touche futuriste. Le prix total du véhicule dépassait les 75 000 dollars de l’époque.

Innovations technologiques

Sous son capot, le Golden Sahara II contenait une technologie qui le rapprochait de nos voitures d’aujourd’hui. Loin des volants traditionnels, il adoptait un joystick similaire à celui des chasseurs, intégrant un contrôle vocal pour des fonctions comme le démarrage ou l’ouverture des portes. Son système de capteurs de proximité permettait également d’éviter les collisions, un véritable précurseur de la conduite autonome.

Un voyage à travers le temps

Après avoir fait sensation dans les salons de voitures à travers les États-Unis et même apparu dans plusieurs productions cinématographiques, le Golden Sahara disparut lentement de la scène publique dans les années 60. Ce n’est qu’en 2019 qu’il refit surface, restauré et remis en valeur au Salon de Genève par Goodyear, captivant à nouveau le cœur des passionnés d’automobile.

Le Golden Sahara II n’est pas qu’une simple voiture. C’est un témoignage des rêves futuristes d’une époque où l’innovation et l’originalité étaient à leur comble. Aujourd’hui, il continue d’inspirer les designers automobiles du monde entier.



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