Daniel Buira avec le T-shirt d’Ay Ay Ay, le disque et le morceau où il a laissé son empreinte percussive

La Tragédie de Daniel Buira

Le samedi pluvieux à Buenos Aires a vu la tristesse s’installer avec la mort de Daniel Buira, à l’âge de 54 ans. Co-fondateur et batteur emblématique de Los Piojos, il a marqué la scène musicale argentine avant de quitter le groupe en 1999. Sa carrière a été marquée par des moments forts, notamment son retour sur scène en 2024 et 2025.

Sa passion pour la musique se manifestait également à travers La Chilinga, l’école de percussion qu’il a fondée, et qui est devenue un pilier de la culture musicale locale. Tragiquement, il a été victime d’un infarctus à l’intérieur de l’école.

Les Émotions d’Andrés Ciro

Andrés Ciro Martínez, le chanteur principal de Los Piojos, a récemment partagé sa douleur sur les réseaux sociaux. Dans un message poignant, il a déclaré : « Adiós Dani. Quel chagrin de se réveiller avec cette nouvelle. Tu es parti trop tôt. Il te restait tant à vivre et à accomplir, mais tu as donné beaucoup. » Ciro a évoqué avec chaleur des souvenirs de leur collaboration musicale et de son amitié :

« Je te verrai toujours derrière les tambours. Ton rire espiègle, tes phrases répétées, tout cela me revient en mémoire. Un percussionniste à la batterie, un créatif. Un artiste. »

Retour sur Scène

Ciro s’est remémoré le retour joyeux des concerts, précisant qu’ils avaient enfin eu l’occasion de jouer ensemble à nouveau après 25 années. « Te abrazo acá bajo la lluvia, desde la orilla uruguaya, que tanto nos inspiró. » Ce dernier adieu met en lumière l’impact profond qu’a eu Buira sur sa vie et sa carrière musicale.

L’Héritage de Daniel Buira

Daniel Buira a eu un parcours musical exceptionnel, allant de la création de Los Piojos près de 40 ans auparavant à sa contribution indélébile à La Chilinga. Il a coécrit des morceaux mémorables, contribuant à l’album mythique Verano del 92 et bien d’autres.

Son héritage perdure grâce à l’école de percussion, qui a formé des milliers d’élèves à travers le pays. Avec plus de 900 étudiants et 30 professeurs, La Chilinga est devenue un symbole d’éducation musicale, célébrant ses 30 ans d’existence l’année dernière.

Conclusion

Le décès de Daniel Buira est une perte immense pour la musique en Argentine. Son influence et son talent resteront gravés dans les mémoires, à travers ses compositions et les enseignements qu’il a transmis. Les récentes performances de Los Piojos témoignent de l’amour et de la reconnaissance qu’il a reçus tout au long de sa vie, et son esprit vivra à travers la musique qu’il a laissée derrière lui.



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