Incident aérien à Bruxelles : une alerte salvatrice

Le 5 février 2026, un incident grave s’est produit à l’aéroport de Bruxelles à bord d’un Airbus A320neo de Scandinavian Airlines (SAS), qui était censé décoller pour Copenhague. Alors que l’avion atteignait une vitesse de 235 km/h, le premier officier a réalisé que l’espace devant lui se rétrécissait dangereusement. Il a alors crié à plusieurs reprises : “¡Alto! ¡Alto! ¡Alto! ¡Alto!”. Grâce à cette réaction rapide, l’avion a pu freiner et s’arrêter à seulement 65 mètres des réservoirs de carburant de l’aéroport.

Contexte de l’incident

L’Airbus, qui avait accumulé un retard d’une heure et dix minutes à l’atterrissage, était sous pression pour respecter son horaire de départ. Équipé d’un nombre conséquent de bagages à main, l’embarquement des passagers a également pris du temps, aggravant la situation. À 21h58, les pilotes ont confirmé qu’ils étaient prêts pour le roulage avant le décollage, suivant les indications de la tour de contrôle.

Une chaîne d’événements préoccupants

Au lieu de suivre la bonne voie de décollage, l’équipage a pris une mauvaise direction, s’engageant sur la voie de roulage E1, qui se trouve parallèlement à la piste. Les pilotes ont alors informé les contrôleurs qu’ils étaient à l’endroit désigné et ont reçu l’autorisation de décoller sans réaliser leur erreur.

Analyse des erreurs de communication

Le premier officier, qui avait déjà noté que la visibilité était restreinte, a déclaré avoir trouvé surprenant que le commandant n’ait pas réagi immédiatement. En regardant à l’extérieur, il a compris que l’avion ne se trouvait pas sur la bonne piste et a rapidement alerté le commandant.

L’importance d’une réaction rapide

La situation s’est avérée critique, mais la réactivité du copilote a permis d’éviter une catastrophe. À 22h04, après avoir réduit la puissance des moteurs, le commandant a activé le frein d’inversion, permettant au vol de s’arrêter. Au sol, la tour de contrôle a été perplexe de voir l’avion immobilisé à un emplacement inhabituel.

Facteurs contributifs

Des conditions de mauvaises visibilités, comme une pluie battante et un sol glissant exacerbaient l’incident. De plus, un des feux de signalisation sur la voie de roulage ne fonctionnait pas, rendant la navigation encore plus difficile pour les pilotes dans des conditions de faible luminosité.

Équipements insuffisants

Il est par ailleurs important de souligner que l’avion n’était pas équipé d’instruments d’alerte pour prévenir un décollage depuis une mauvaise piste. Le système de signalisation de l’aéroport ne détectait pas des situations analogues sur les voies de roulage, car il était conçu uniquement pour les décollages incorrects depuis les pistes.

Conséquences et ajustements

Suite à cet incident, SAS a annoncé l’introduction de cartes numériques permettant de localiser l’appareil en temps réel dans les plans aéroportuaires, une amélioration nécessaire pour renforcer la sécurité en vol. Cela illustre l’importance cruciale de la vigilance et de la communication en aviation, surtout lors de phases critiques comme le décollage.

Conclusion

Bien que cet incident ait mis en évidence plusieurs lacunes dans le système de gestion du trafic aérien et les procédures de sécurité, il est à souligner que la réaction rapide du premier officier a permis d’éviter une tragédie majeure. La vigilance constante et la formation adéquate des pilotes restent essentielles pour assurer la sécurité des passagers en vol.



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