Qu’est-ce que cette “cinta marrón” dans l’Atlantique ?

Une masse impressionnante d’algues brunes, connue sous le nom de Gran Cinturón de Sargazo, s’étend sur plus de 8 000 kilomètres dans l’océan Atlantique. D’après une étude menée par l’Institut océanographique Harbor Branch et l’Université atlantique de Floride, cette formation pèse environ 37,5 millions de tonnes. Si elle n’est pas une île, son apparence est tout aussi frappante.

Le contexte historique du sargazo

Traditionnellement, les algues pelagiques, comme le sargazo, prospéraient dans la mer des Sargasses. Cependant, depuis 2011, la NASA a commencé à documenter leur prolifération au-delà de cette zone limite, leur permettant de s’étendre du Golfe du Mexique jusqu’aux côtes et du continent africain.

Un phénomène récurrent

Ce phénomène est devenu presque annuel, émergeant avec constance, à l’exception de l’année 2013. Sa présence inquiète de nombreux scientifiques, qui voient ce phénomène comme un indicateur de changements écologiques en profondeur.

Les conséquences écologiques

La forte concentration de sargazo a des conséquences désastreuses. Visuellement impressionnante, cette masse d’algues perturbe l’écosystème marin, provoque la destruction des plages et est liée à l’accélération du changement climatique. Elle représente un véritable signal d’alarme écologique pour l’Atlantique.

Des impacts négatifs sur l’environnement

Selon le Dr. Brian Lapointe, chercheur à la FAU Harbor Branch, le sargazo a même provoqué la fermeture d’une centrale nucléaire en Floride en 1991, illustrant ainsi l’urgence de la situation.

Pourquoi cette prolifération ?

Des recherches menées depuis les années 1980 indiquent que la teneur en azote du sargazo a augmenté de 55 % entre 1980 et 2020. Cette croissance est alimentée par des nutriments supplémentaires provenant de l’agriculture et des eaux usées, qui permettent un développement excessif de ces algues dans l’océan Atlantique.

Une qualité de vie marine compromise

Bien que les algues brunes ne soient pas intrinsèquement nocives, leur profusion altère gravement l’écosystème. À leur arrivée sur les côtes, elles se décomposent et libèrent des substances toxiques comme l’acide sulfhydrique, nuisant aux coraux et diminuant la quantité d’oxygène dans l’eau.

Que pouvons-nous faire ?

Pour atténuer cette situation, il est crucial de réduire l’apport en nutriments dans l’océan. En limitant les déversements agricoles et les déchets urbains, nous pourrions empêcher la formation d’autres Grands Cinturones de Sargazo à l’avenir.

Conclusion

La situation du Gran Cinturón de Sargazo est un indicateur inquiétant des changements environnementaux en cours. En étant conscients de nos actions et en adoptant des pratiques durables, nous pouvons espérer restaurer l’équilibre de nos écosystèmes marins.



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