Élection des magistrats : tension au sein du Congrès guatémaltèque
Lors de l’élection des magistrats titulaires et suppléants de la Corte de Constitucionalidad, des tensions ont éclaté au cœur du Congrès de la République de Guatemala. Les débats ont été marqués par des accusations de pressions indûes et des manifestations à l’extérieur, où les citoyens réclamaient une transparence totale dans le processus.
Des accusations graves à l’intérieur du Congrès
Le député oficialiste José Toledo a haussé le ton en déclarant : « Nous sommes ici pour défendre la Constitution, d’autres cherchent à fausser le processus. Je sais que certains députés sont nerveux car de l’argent circule pour influencer le résultat. » Cette affirmation a jeté une ombre sur l’intégrité de la session législative.
Un autre participant, Ronalth Ochaeta, a également exprimé son mécontentement. Il a déclaré : « Mon vote sera contre, car nous devons défendre les droits du peuple. Le Ministère Public est là pour intimider, tout comme le Collège des Avocats. » Son intervention souligne l’importance de l’indépendance des législateurs face aux autres institutions.
Inégalités et interruptions dans le débat
La députée Alexandra Ajcip a également pris la parole, dénonçant un traitement inégal : « Tous les députés méritent une chance de s’exprimer. J’ai demandé que le temps de parole soit limité à deux minutes par vote, mais ma demande a été ignorée. » Ce type de situation a alimenté les tensions et les accusations de favoritisme.
Pour renforcer son point de vue, Carlos Sanabria a insisté sur le droit constitutionnel des députés à s’exprimer sans restrictions. « Nous représentons le peuple et cette action vise à réduire notre droit de parole, » a-t-il affirmé, ajoutant au climat de méfiance et de division au sein du Congrès.
Manifestations en dehors du Congrès
À l’extérieur, les manifestants sont restés fermes, exigeant une plus grande transparence dans l’élection des magistrats. L’atmosphère était électrique, soutenue par la volonté des citoyens de remettre en question la légitimité du processus.
Pannes de courant et interruptions
À 19h25, une panne de courant a été signalée, mais le service a rapidement été rétabli. Cela n’a cependant pas empêché le député Román Castellanos de poursuivre ses interventions, même si son discours a souvent dévié vers des références historiques ne concernant pas directement l’élection.
Accusations de manigances et comportements inappropriés
La députée Victoria Godoy Palala a, quant à elle, dénoncé la consommation d’alcool durant la session, générant une grande agitation dans l’hémicycle. Bien qu’aucune réponse officielle n’ait été fournie, ces accusations ont exacerbé le doute sur la conduite des affaires au sein du Congrès.
La session, marquée par des interruptions fréquentes et une gestion du temps contestée, a pris un tournant avec la demande de Maynor de la Rosa de limiter le temps de parole à cinq minutes pour chaque député. Cette proposition a été adoptée par un vote de 104 voix.
Conclusion : un avenir incertain pour l’indépendance judiciaire
Alors que le débat continuait tard dans la nuit, le premier secrétaire du Congrès, Juan Carlos Rivera, a lancé la lecture des 47 candidatures pour l’élection. Cela marquait une étape cruciale, mais le climat de méfiance reste palpable, et l’indépendance de la Corte de Constitucionalidad est plus que jamais remise en question.

