État des lieux de la candidature de James Mosquera

Le futur de la candidature de James Mosquera, connu sous le nom de El Bocachico, pour la Curul de Paz Citrep 6 dans le département du Chocó est en danger d’annulation. Le Conseil National Électoral (CNE) est attendu pour rendre une décision concernant son statut. Cette situation soulève des questions critiques sur la représentation politique des victimes du conflit dans la région.

Des accusations graves

Un dossier a été déposé par Léiner Palacios, un leader communautaire, qui comprend des accusations d’un aval présumé irrégulier et de possibles falsifications documentaires. Les communautés afrodescendantes se mobilisent, affirmant que le droit à une véritable représentation est en jeu. Mosquera est accusé d’avoir obtenu son aval sans soutien formel de l’assemblée générale du Conseil Communautaire de Nóvita (Cocoman), une communauté de plus de 10 000 habitants.

Révocation de l’aval

Le 11 octobre 2025, lors d’une assemblée générale, Cocoman a explicitement abrogé l’aval accordé à Mosquera. Le document officiel indique que Mosquera ne satisfait pas aux critères de fond pour être un membre de la communauté, et n’a pas prouvé sa naissance ou sa résidence au sein de celle-ci. Cette révocation est considérée par la communauté comme une décision nécessaire pour préserver leur légitimité et éviter des abus.

Problèmes de légitimité

Les informations ont été largement critiquées, indiquant que la certification ayant permis l’inscription de Mosquera comme candidat a été émise sans le consensus requis. Cela constitue une violation des procédures, remettant en cause la transparence et la légalité nécessaires pour de tels processus.

Implications sur le droit de représentation

Les chefs communautaires et les organisations locales appellent le CNE à agir rapidement et de manière transparente, car les procédures peuvent affecter la représentation des 278 000 victimes du conflit armé dans la région. Les craintes de manquer quatre années vitales pour mettre en œuvre l’accord de paix résonnent dans les discours communautaires.

Une avancée souhaitée vers la justice

Palacios a exprimé l’espoir que les autorités judiciaires agiront de manière proactive pour rectifier cette situation. Les retards dans le traitement des demandes par la Corte Suprema de Justicia et le CNE sont préoccupants, et les victimes souhaitent que leur situation soit clarifiée rapidement afin d’éviter une prolongation de l’incertitude.

Conclusion

La situation de James Mosquera souligne des enjeux plus larges touchant les droits des communautés afrodescendantes et les victimes du conflit en Colombie. La décision prochaine du CNE pourrait déterminer non seulement l’avenir de Mosquera, mais également l’accès des victimes à une représentation politique authentique et légitime. Sans une réponse claire, la confiance envers les institutions démocratiques pourrait être gravement altérée, perturbant ainsi le chemin vers un processus de paix véritable.



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