Les principaux organismes économiques du monde restent divisés sur les prévisions concernant l’impact de l’IA sur l’économie et l’emploi. Selon un rapport du Forum économique mondial, la technologie pourrait créer 170 millions de nouveaux emplois. Cependant, cette évolution s’accompagnerait de la destruction d’environ 92 millions d’emplois. Un rapport du Sénat américain estime que cela pourrait même atteindre 100 millions.

Elon Musk et Sam Altman soulignent la nécessité d’instaurer une rente de base universelle pour atténuer les effets de cette transition. Au Royaume-Uni, le gouvernement envisage également des mesures pour protéger les travailleurs face à ces changements.

Des entrepreneurs visionnaires soutiennent une rente de base

Des figures emblématiques du monde de l’IA, comme Elon Musk, prédisent l’instauration d’une rente de base universelle dans un futur dominé par l’IA. Musk envisage un avenir où “le travail sera optionnel” et où l’épargne pour la retraite ne sera plus nécessaire. Toutefois, il reconnaît que cette rente sera essentielle pour faciliter cette transition vers un modèle économique inédit.

De son côté, le PDG d’OpenAI, Sam Altman, a financé des études sur les effets d’une telle rente dans un contexte de perte d’emplois, expliquant comment elle peut aider les individus à se requalifier.

L’IA et la nécessité de requalification

Dario Amodei, PDG d’Anthropic, a mis en garde sur l’impact “inhabituellement douloureux” que l’IA pourrait avoir sur le marché du travail. Plutôt qu’un remplacement ciblé, l’IA sert de substitut général au travail humain. Ce phénomène pousse de plus en plus à envisager la rente comme un outil de transition, permettant aux travailleurs licenciés de se former pour de nouvelles opportunités.

Une étude systématique de l’Université de Huelva a montré que la rente de base universelle améliore les dépenses pour les besoins fondamentaux, sans que les bénéficiaires cessent de chercher un emploi. Cela pourrait donc devenir un pont vers les nouvelles carrières que l’IA générera.

Le gouvernement britannique en discussion

Jason Stockwood, ministre des Investissements du Royaume-Uni, a déclaré dans une interview au Financial Times que des discussions sont en cours au sein du gouvernement concernant l’implémentation d’une rente de base. Il a souligné la nécessité de réfléchir attentivement à des mécanismes de soutien pour les industries qui disparaissent, ainsi qu’à des systèmes d’apprentissage continu.

De plus, selon Bloomberg, Morgan Stanley a indiqué que le Royaume-Uni a subi une perte nette d’emplois de 8 % au cours des 12 derniers mois en raison de l’IA, la plus élevée parmi les grandes économies.

Une aide temporaire face aux défis futurs

Tandis que Musk envisage l’IA comme une opportunité, les responsables britanniques la voient comme un défi. Sadiq Khan, maire de Londres, a exprimé son inquiétude quant à la montée du chômage “de bureau” en raison de l’IA. Liz Kendall, responsable de la technologie au Royaume-Uni, a averti qu’il y aurait une période de transition où l’IA pourrait être “une arme de destruction massive d’emplois.”

Qui financera cette rente de base ?

Bien que la rente de base semble être une solution pour ceux dont les emplois sont automatisés, la question du financement demeure. Bill Gates a proposé que les entreprises utilisant des robots devraient être responsables de financer cette rente. Il a suggéré que “si un robot remplace un humain, ce robot doit payer des impôts comme un humain.”

Ioana Marinescu, économiste, a suggéré qu’imposer des taxes aux entreprises technologiques pourrait ralentir leur expansion locale, rendant la transition moins brutale et permettant au marché de s’adapter progressivement.

En conclusion, alors que le débat sur la rente de base universelle atteint des sommets, ses implications pour l’avenir du travail et de l’économie continuent de susciter des réflexions essentielles.



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