Contexte de l’Accord entre la Présidence et NUCTECH
La Présidence de la République a fait l’objet de critiques après la signature d’un contrat avec NUCTECH Perú S.A.C., en raison de ses liens étroits avec Zhihua Yang, un ami du président José Jerí. Cette relation a été mise en lumière par un reportage du programme Cuarto Poder, diffusé le 25 janvier.
Réponse Officielle de la Présidence
Suite aux allégations, l’exécutif a défendu la légalité du processus, affirmant qu’il s’est conformé à la normative en vigueur et a rejeté toute irrégularité. L’accord a été justifié comme nécessaire pour assurer la sécurité des accès au Palais Gouvernemental, renforcée par une donation de matériel d’inspection faite par le gouvernement chinois en 2024.
Justifications de l’Engagement avec NUCTECH
Le gouvernement a précisé qu’en octobre 2025, une demande de maintenance préventive pour les équipements avait été faite. L’indagación de mercado a été effectuée, et NUCTECH a été sélectionnée pour sa capacité à répondre aux critères techniques nécessaires.
Les Doutes Soulignés par le Reportage
Selon le report, NUCTECH a obtenu son premier contrat avec l’État péruvien pour un montant de 35.577 soles à la fin de 2025, tandis que l’entreprise n’avait pas d’antécédents en matière de contrats publics. De plus, des réunions non enregistrées au Palais auraient eu lieu, soulevant des questions sur la transparence.
Liens avec Zhihua Yang et les Accusations de Favoritisme
ZHihua Yang, désigné comme “le chinois Johnny”, a été associé à plusieurs entreprises dans divers secteurs, y compris l’énergie et la construction. Son entreprise, Cayman S.A.C., est identifiée comme le représentant exclusif de NUCTECH au Pérou, ce qui soulève des interrogations quant à l’intégrité du processus d’adjudication.
Un Scandale de Plus en Plus Complexe
Le scandale s’est intensifié après la révélation d’images montrant le président Jerí entrant clandestinement dans un chifa, un restaurant de Yang, sans que cela ne figure dans l’agenda officiel. Cet épisode a été qualifié de “Chifagate” et a ravivé le débat sur la transparence des activités du président.
Conséquences Politiques et Investigations en Cours
Face à ces révélations, la Commission de Fiscalisation du Congrès a convoqué le président pour fournir des éclaircissements. Des enquêtes ont été ouvertes par la Fiscalía sur des accusations de trafic d’influence et de patrocinio illégal.
Défense du Président José Jerí
Répondant aux accusations, José Jerí a nié toute irrégularité, affirmant que ses interactions avec Yang étaient normales pour son rôle. Il a souligné que toutes les démarches avaient respecté le cadre légal.
Conclusion
Cette affaire met en lumière la nécessité de réguler les relations entre les entreprises et le gouvernement, ainsi que l’importance de la transparence dans la prise de décisions publiques. Les prochaines étapes concernant cette affaire pourraient avoir un impact significatif sur la perception du gouvernement de Jerí et sur son avenir politique.

