Elon Musk et le projet Dojo 3 : une révolution dans l’IA

Elon Musk est l’une des figures emblématiques de l’ère de l’intelligence artificielle. Bien que des entreprises comme Meta, Alphabet, Microsoft avec OpenAI, et Oracle soient souvent mentionnées en raison de leurs énormes centres de données, Musk, via sa société xAI, s’affirme comme un acteur clé. Son superordinateur, Colossus Memphis, utilisant 100 000 H100 de NVIDIA pour entraîner Grok, a même surpris Jensen Huang, le PDG de NVIDIA. L’objectif de Musk? Éviter de dépendre des autres.

Indépendance technologique avec Dojo

NVIDIA domine le marché des puces pour l’IA, attirant même l’intérêt d’entreprises chinoises pour ses H200. Toutefois, Musk souhaite obtenir une indépendance technologique, similaire à celle recherchée par la Chine, ce qui a conduit à l’investissement dans le projet Dojo. À l’origine, ce superordinateur devait être un outil essentiel pour entraîner les réseaux neuronaux de son système de conduite autonome, le FSD.

Après plus de cinq ans de développement et un investissement d’un milliard de dollars, Musk a décidé de mettre en pause le projet en août de l’année précédente, préférant se tourner vers des puces moins spécifiques, AI5 et AI6, tout en gardant les fondations du projet Dojo vivantes.

Le retour de Dojo 3 : nouvelle architecture, nouvelles ambitions

Avec le développement du Dojo 3, Musk brûle les ponts avec l’ancienne philosophie du superordinateur. L’objectif est de redynamiser la stratégie de Tesla en matière de conduite autonome, particulièrement avec les futurs ‘robotaxis’ qui devraient entrer en production en 2026.

En plus de soutenir ses voitures, Musk vise à rentabiliser le logiciel qu’il développe en rendant son système plus sûr, d’où l’importance cruciale de Dojo.

Une architecture modulable

Pour Dojo 3, Musk abandonne la complexité de l’interconnexion de milliers de chips D1 et opte pour une architecture modulable. Cette approche réduit les coûts et simplifie l’installation, permettant de regrouper plusieurs puces AI sur une seule plaque.

Cette simplification permettra de réduire la latence et d’améliorer l’efficacité énergétique, tout en offrant des fonctionnalités tant d’entraînement que d’inférence. Ainsi, Dojo 3 pourra s’adapter à des besoins variés sans nécessiter un tassement de coûts supplémentaires.

Une feuille de route ambitieuse

Dernièrement, Musk a partagé la roadmap de ses semi-conducteurs, annonçant que le AI5, développé avec TSMC, serait ‘presque terminé’ et que le développement de l’AI6 avance bien. Il prévoit également des mises à jour tous les neuf mois, avec des versions successives jusqu’en 2027.

Qui fabriquera ces puces ?

Alors que l’on pourrait penser à TSMC, leader dans le domaine, Tesla a choisi Samsung pour la fabrication des puces AI6, dans le cadre d’un partenariat de 16,5 milliards de dollars.

Centre de données d'Elon Musk

Les évolutions de Tesla dans le domaine des semi-conducteurs sont à surveiller de près. Le choix de chips moins spécialisés pourrait s’avérer déterminant pour la conduite autonome, l’entraînement IA et les ambitions robotiques de l’entreprise. Le futur s’annonce prometteur, et Musk ne recule jamais devant le défi.

Impressions | xAI, Steve Juvetson



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