Le Scandale de la Prison de Batán

Juan Carlos Salas, l’ancien chef de la santé de la prison de Batán, a été arrêté en mai 2024. Il est accusé d’abus sexuel sur au moins deux détenus en échange de leur fournir des drogues. Son arrestation a été suivie par un rejet de sa demande de prison domiciliaire par la Cour d’appel de Mar del Plata.

Demande de Domiciliaire Rejetée

La défense de Salas a plaidé pour un traitement plus clément en invoquant des problèmes de santé non traités, arguant qu’il n’avait pas pu consulter un médecin diabétologue durant huit mois dans la prison où il est détenu. Cependant, les juges Alfredo Deleonardis et Pablo Poggetto ont conclu que “l’incarcération ne fait pas obstacle à un traitement médical adéquat”, soulignant la responsabilité du Service Pénitentiaire à assurer les soins nécessaires.

Accusations Sériées

Salas a été transféré au Hôpital Alejandro Korn pour des soins en endocrinologie, ce qui a semblé prouver que sa condition médicale était traitée. Il a été interpellé suite à une plainte déposée par la Commission Provinciale par la Mémoire pour des abus sur des détenus, souvent siège de pratiques illégales.

Depuis juin 2024, il est en prison préventive, tandis que son procès devrait commencer autour de décembre 2024. Les charges retenues contre lui incluent des actes d’abus sexuel aggravé, avec preuves claires de menaces et d’extorsion.

La Manipulation de Détendus

Deux victimes ont décrit comment Salas exerçait une pression sur elles, en proférant des menaces pour obtenir des relations sexuelles en échange de psychotropes non prescrits. Cette exploitation d’un rapport de pouvoir capitalise sur la vulnérabilité des détenus, également dépendants aux drogues.

Les témoignages indiquent que les abus se produisaient fréquemment dans la zone sanitaire de la prison, moment où les détenus réclamaient une aide médicale en raison de crises liées à leur santé mentale.

Éléments de Preuve Trouvés

Des investigations menées par les autorités ont révélé des préservatifs usagés et des gels intimes dans des zones de la prison où Salas avait accès, confirmant ainsi les allégations. En plus de lui, d’autres employés, dont le chef de la section traitement de la prison José Pedroche et le sous-directeur Daniel Medina, sont également accusés d’encouragement aggravé.

Conclusion

Le cas de Juan Carlos Salas met en lumière les graves abus qui peuvent se produire au sein des systèmes pénitentiaires. Les actions de la Commission Provinciale par la Mémoire démontrent l’importance de la surveillance des pratiques dans les établissements pénitentiaires afin de protéger les droits des détenus.



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