Les balises V-16 et leurs garanties de connectivité

Avez-vous déjà entendu parler des balises V-16 connectées qui, après quelques années de sommeil, pourraient devenir des objets inutiles ? Certaines rumeurs circulent sur les réseaux sociaux, suggérant qu’en cas de faillite du fabricant, ces dispositifs perdraient leur connectivité avec DGT 3.0, les rendant illégaux. Qu’en est-il vraiment ?

La connectivité est assurée

Non, ce n’est pas le cas. Lors de l’achat d’une balise V-16 connectée, le fabricant garantit une connectivité d’au moins 12 ans. Même si certains offrent des périodes plus longues comme argument de vente, la durée minimale est fixée par la réglementation en vigueur. Cette condition, tout comme la luminosité requise et les 30 minutes minimales de fonctionnement, fait partie des exigences imposées par les autorités de la circulation.

Risques en cas de faillite d’un fabricant

Les inquiétudes concernant le sort des balises en cas de faillite d’un fabricant sont compréhensibles. Si la société ne parvient plus à fournir ses services, la balise pourrait effectivement devenir inutile. Voici comment cela fonctionne :

Si le fabricant cesse ses activités, la connectivité sera interrompue et la balise pourrait devenir un simple poids mort.

Que disent les fabricants ?

Pour éclaircir cette situation, nous avons contacté plusieurs fabricants, dont Atressa Automotive. César Basterrechea a expliqué que même en cas de faillite, des mécanismes sont en place pour garantir la continuité du service :

“Mon opérateur redirige les données de mes balises vers une autre APN, garantissant ainsi que l’information parvienne à DGT 3.0.”

Cette structure assure la transmission des données, même si le fabricant ne l’est plus. Ce qui est essentiel ici, c’est que l’opérateur maintient la connectivité et garantit l’envoi des données.

Confirmation des opérateurs

Nous avons également interrogé Orange, une opératrice fournissant des services à divers modèles de balises V-16. Il a été confirmé que, dans le cas où le cloud du fabricant n’est plus opérationnel, l’opérateur prendra le relais pour garantir que les données atteignent la DGT 3.0.

“Il existe deux méthodes pour envoyer des données à DGT 3.0 : via le cloud du fabricant ou directement à partir de l’opérateur si le service du fabricant est inopérant.”

La conformité réglementaire

Il est important de noter que, même si la résolution de 2021 sur les balises V-16 connectées mentionne la nécessité d’une sauvegarde, elle ne précise pas que cette responsabilité incombe exclusivement à l’opérateur. Cela laisse une certaine marge d’interprétation quant à qui peut assurer la continuité du service.

Conclusion : Verrouiller le mensonge

Malgré les rumeurs et les inquiétudes concernant la connectivité des balises V-16, il est rassurant de savoir qu’il existe des protocoles en place pour garantir leur fonctionnalité à long terme. La DGT se veut claire : lors de l’achat d’une balise V-16, les utilisateurs peuvent être assurés d’une connectivité valide durant 12 ans au minimum. Ainsi, les peurs liées à la faillite des fabricants relèvent davantage du mythe que de la réalité.

Restez informés et évitez de céder à la peur sur le marché des balises V-16.



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