Inscription de Martín Vizcarra comme précandidat à la vice-présidence

Contexte politique

Le parti Perú Primero a récemment officialisé sa candidature pour les Élections Générales de 2026, en inscrivant l’ancien président Martín Vizcarra comme précandidat à la première vice-présidence. Cette décision demeure controversée, car Vizcarra fait face à trois inhabilitaciones qui l’empêchent d’exercer toute fonction publique.

L’équipe de campagne est menée par son frère, Mario Vizcarra, qui brigue la présidence, avec Judith Mendoza Díaz comme candidate à la deuxième vice-présidence. Le dépôt de leur candidature a été effectué par Brigge Pozo Machado, la secrétaire nationale des jeunes du parti, et a été provisoirement accepté par le tribunal électoral interne le 24 octobre.

Inhabilitations en jeu

La situation de Martín Vizcarra est complexe. Bien qu’inscrit en tant que précandidat, son éligibilité dépend de la récupération de ses droits politiques, suspendus par les décisions du Congrès. Ces inhabilitaciones sont le résultat de sanctions pour des motifs variés.

Premières mesures disciplinaires

  1. Vaccinagate : En avril 2021, Vizcarra a été inhabilité pour 10 ans après avoir reçu des vaccins contre la COVID-19 de manière secrète.
  2. Liens avec des entreprises privées : En mai 2022, il a reçu une seconde inhabilitación de 5 ans liée à ses activités en tant que ministre des transports.
  3. Constitutionnalité contestée : En juin 2025, une nouvelle inhabilitación de 10 ans a été prononcée, suite à la dissolution du Congrès en 2019, jugée inconstitutionnelle.

Stratégie légale

L’avocat de Vizcarra, Guido Croxatto, a déclaré que la défense espère obtenir une mesure cautelable urgente de la Commission Interaméricaine des Droits Humains (CIDH) pour suspendre ces inhabilitaciones. Selon lui, ces sanctions ne poursuivent pas un objectif légitime et interviennent dans un contexte de « crise démocratique ».

Croxatto a également critiqué le Congrès, affirmant qu’il avait un taux d’approbation d’à peine 3%, suggérant que permettre la candidature de Vizcarra serait la meilleure solution pour la démocratie péruvienne, d’autant que les décisions de la CIDH sont obligatoires pour les États membres.

Navigateurs incertains

Malgré cette inscription, la candidature de Vizcarra est qualifiée de conditionnelle. Si la Corte IDH se prononce en faveur de ses droits dans les délais électoraux, il pourrait participer aux primaires et à l’élection générale. Pour le moment, son inscription restera en suspens jusqu’à la résolution de son litige.

Conclusion

Bien que Perú Primero soutienne la candidature de Vizcarra, des obstacles majeurs demeurent, notamment ses inhabilitaciones et son statut d’affiliation politique. S’il réussit à faire valoir ses droits, cela pourrait transformer le paysage politique péruvien avant les prochaines élections.

Liste de suppléants

En plus de la formule principale, le tribunal électoral a également approuvé une liste de suppléants, incluant Jorge Meléndez Celis, ancien ministre de Développement social, comme candidat présidentiel suppléant, et Carlos Illanes Calderón, ancien chef de la Direction Nationale de l’Intelligence (DINI), comme premier vice-président suppléant.



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