Le phénomène des au pairs
Devenir au pair est devenu une option prisée par de nombreux jeunes cherchant une expérience culturelle internationale avec un budget limité. Ce programme permet à des individus âgés de 18 à 30 ans de vivre avec une famille d’accueil à l’étranger, en prenant soin des enfants et en effectuant des tâches ménagères quotidiennes. En retour, ils reçoivent un logement, de la nourriture et une petite compensation financière hebdomadaire, souvent appelée ‘pocket money’. Bien que cela ne soit pas considéré comme un emploi traditionnel, cela implique des responsabilités et un engagement de vie commune.
Motivations et avantages du programme
Les motivations pour devenir au pair incluent principalement l’apprentissage d’une langue dans un environnement immersif. Beaucoup désirent également voyager, découvrir d’autres cultures et acquérir une indépendance sans supporter les coûts élevés associés à la vie à l’étranger. Pour beaucoup, c’est aussi une première expérience du monde du travail, particulièrement pour ceux ayant une affinité avec le soin et le travail auprès des enfants.
Le processus pour devenir au pair
Le processus pour devenir au pair est bien structuré : il inclut la recherche de familles via des plateformes spécialisées ou des agences, des entretiens, et la signature d’un contrat qui régit les horaires, les tâches et la rémunération. Dans des pays comme les États-Unis, des visas spécifiques doivent être obtenus.
La réalité économique des au pairs
Déterminer le salaire réel d’un au pair ne se limite pas à examiner la rémunération hebdomadaire. Mariona Falomi, une espagnole vivant cette expérience aux États-Unis, explique que le salaire minimum pour les nounous est fixé à 200 dollars par semaine, un montant jugé insuffisant au regard du coût de la vie élevé dans le pays.
Les coûts cachés de la vie à l’étranger
Dans une vidéo TikTok, Falomi révèle que la famille d’accueil couvre de nombreux frais quotidien. “Je ne paie ni maison, ni lumière, ni eau, ni gaz, ni voiture, ni essence, ni nourriture… rien”, indique-t-elle. Ces économies représentent une part significative du budget d’un jeune vivant à l’étranger.
Détails des dépenses
Avec sa “host mom”, Falomi a détaillé les coûts moyens engagés par la famille : 60 dollars pour le forfait mobile, 400 dollars pour l’essence, 300 dollars pour l’assurance de la voiture, environ 1 600 dollars pour le logement, et 500 dollars pour la nourriture. Au total, ces coûts s’élèvent à environ 3 800 dollars par mois, un chiffre bien plus élevé que le salaire direct perçu.
Considérations fiscales pour les au pairs
Toutefois, il est important de se rappeler que les participants doivent également prendre en compte leurs obligations fiscales. Falomi avertit que “tu dois payer des ‘taxes’ à la fin de l’année”, rendant ainsi nécessaire une partie de l’argent gagné pour régler les impôts, comme dans tout autre emploi.

