Modifications apportées au projet de réforme de la Loi sur les eaux
Introduction des modifications
Le président de la Commission de Coordination Politique, Ricardo Monreal Ávila, a récemment annoncé que la Commission des Ressources Hydrauliques, de l’Eau Potable et de l’Assainissement discutera ce mercredi du projet de loi visant à réformer la Loi sur les Eaux Nationales. Cette initiative vise à répondre aux préoccupations des producteurs du secteur agricole.
Réponse aux demandes des producteurs
Monreal a souligné que les modifications proposées, au nombre de cinquante, intègrent en grande partie les préoccupations exprimées par les producteurs. Néanmoins, il a également noté qu’il reste certains points à clarifier. « Ils expriment que certains détails manquent encore», a-t-il indiqué, tout en annonçant la possibilité d’ajustements supplémentaires en collaboration avec la Commission Nationale de l’Eau (Conagua).
Résolution des tensions
Parmi les sujets qui ont suscité des débats, la séparation entre l’eau et la terre a été abordée. Monreal a affirmé que des solutions avaient été trouvées, notamment concernant les demandes des éleveurs qui souhaitaient inclure l’usufruit de l’eau dans leurs concessions. « Cela a été résolu dans le projet de loi », a-t-il précisé.
Éléments clés de la réforme
Le projet inclut également la régularisation des zones de prélèvement d’eau libre et l’élimination de la “négative fictive”. Des précisions sur les questions de succession, de propriété et de volume des concessions ont été apportées dans le texte final. Concernant la propriété légitime, Monreal a assuré que celle-ci contiendrait également le droit à la vente des concessions d’eau.
Interdiction de la vente et de l’accaparement
L’initiative maintient une stricte interdiction de l’accaparement et de la vente d’eau, stipulant que le volume d’eau concédé doit être réservé à un usage autorisé spécifique, par exemple, les usages agricoles. Monreal a déclaré : « Si la concession concerne des usages agricoles, elle doit être exclusivement destinée à cet usage ».
Droit humain à l’eau
Un des principes fondamentaux de cette réforme est la reconnaissance de l’eau comme un droit humain. Le consommable humain sera priorisé dans le cadre de cette législation. De plus, des facilités pour le traitement et la potabilisation de l’eau seront mises en place.
Dialogue avec les producteurs
Face aux menaces de blocage de la part des producteurs agricoles, Monreal a affirmé que le dialogue resterait ouvert. « Je respecte toutes les opinions. Nous avons fait de notre mieux pour intégrer leurs propositions dans les cinquante points traités », a-t-il souligné, tout en indiquant que chaque groupe est libre de prendre les mesures qu’il juge appropriées.
Conclusion
La réforme de la Loi sur les eaux représentant un changement significatif dans la gestion de cette ressource vitale semble être en bonne voie, avec un effort clair pour répondre aux préoccupations des producteurs tout en préservant les droits de l’homme et l’intégrité des ressources hydriques. Les discussions à venir au sein de la Commission devraient permettre de finaliser ces ajustements avant la présentation au Plénum.
