Plus de six millions et demi de citoyens sont appelés à participer aux élections. Rixi Moncada (Libre), Nasry “Tito” Asfura (Parti National) et Salvador Nasralla (Parti Libéral) sont les principaux candidats selon les sondages.

Ce dimanche, les Honduriens se rendent aux urnes pour élire leur prochain président dans un contexte de polarisation et d’accusations de fraude. La compétition oppose une candidate favorisant la continuité du gouvernement actuel à deux autres aspirants commandant un soutien d’opposition, tous deux distants de leurs partis traditionnels, visant à prendre le pouvoir après une campagne tendue.

La journée électorale a débuté peu après 7h00, heure locale, et durera dix heures.

Le cadre électoral en place

Le Conseil National Électoral (CNE) a mis en place un déploiement spécial des forces de l’ordre pour garantir un environnement pacifique, une mesure soutenue par l’Organisation des États Américains (OEA) et des observateurs internationaux, qui insistent sur l’importance d’une transparence inouïe durant ce processus décisif.

Plus de six millions de Honduriens sont autorisés à voter dans plus de 18,000 centres à travers le pays, une journée décisive non seulement pour la présidence mais aussi pour le renouvellement du Congrès et des gouvernements municipaux.

Candidats en lice

Selon les dernières enquêtes, trois des cinq candidats présidentiels sont presque à égalité : Rixi Moncada, avocate proche de la présidente Xiomara Castro, représentant le parti Liberté et Récupération (Libre) ; Salvador Nasralla, animateur et candidat à la présidence pour la quatrième fois, cette fois pour le Parti Libéral ; et Nasry Asfura, entrepreneur du Parti National.

Alertes et préoccupations

Alerte de la Police Nationale

La Police Nationale du Honduras a averti sur la diffusion d’audios anonymes circulant sur des plateformes de messagerie visant à générer la peur et à inhiber la participation citoyenne. Les autorités ont signalé que des unités spécialisées ont activé des protocoles pour identifier les responsables de cette intimidation.

Le Plan de Sécurité Électorale 2025 a été mis en place, garantissant la présence policière dans les centres de vote et d’autres zones stratégiques, visant à permettre aux Honduriens d’exercer leur droit de vote sans intimidation ou pression.

Appels à la transparence

Soutien d’un ancien fonctionnaire de Trump

Carlos Díaz-Rosillo, ancien sous-secrétaire à la Défense pour les affaires de sécurité internationale des États-Unis, a exprimé son espoir que les élections générales au Honduras soient propres et transparentes. Il a mis en garde contre de potentielles sanctions sévères en cas de fraude électorale.

En tant que directeur fondateur du Centre Adam Smith pour la Liberté Économique, Díaz-Rosillo a alerté sur des facteurs tels que la militarisation de la journée électorale et des doutes sur le système de comptage, pouvant entraîner des conflits.

Ce qui est en jeu

Cette journée électorale déterminera également la composition du nouveau Congrès National, avec 128 sièges en jeu, des postes cruciaux pour former des majorités politiques et garantir la stabilité durant les quatre années à venir.

Il s’agit également d’une chance de renouveler intégralement la carte politique locale, impliquant l’élection de 298 maires et plus de 2,000 conseillers municipaux dans tout le pays.

Réactions finales

Jusqu’à la clôture de cette longue journée, le respect des résultats sera crucial. Ana Paola Hall, présidente du CNE, a souligné l’importance pour tous les candidats de respecter le processus et les résultats officiels, en notant que le CNE est la seule voix autorisée à annoncer les gagnants.



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