La grande espoir pour la prochaine génération de vols de Starship a commencé sur une note amère. SpaceX a rencontré un nouvel obstacle à Starbase, et seule sa capacité d’itération rapide pourrait lui permettre de rester en jeu.
Une vie éphémère
Le Super Heavy Booster 18, le premier propulseur de la version 3 de Starship, a explosé le 21 novembre alors que les ingénieurs de SpaceX validaient des améliorations structurelles. Le prototype, prévu pour le vol 12 au début de 2026, n’a duré que 14 jours après son assemblage. À peine 48 heures après son transfert au banc d’essai de Masseys à Starbase, une pression dans le système de gaz a provoqué l’explosion du réservoir d’oxygène liquide.
Systèmes redéfinis
SpaceX visait à tester les systèmes de propulseurs du rocket, redesignés pour la version 3. Heureusement, le Booster 18 ne contenait ni méthane ni oxygène liquide, évitant ainsi une explosion massive semblable à celle qui avait détruit Masseys lors d’une charge de carburant de la Starship 36 en juin dernier. Avec la zone dégagée et les moteurs Raptor non encore installés, le Booster 18 n’a causé qu’une seule perte : sa propre structure, désormais inutilisable.
Le suspect habituel
Bien qu’une enquête officielle soit en cours, l’analyse de NASASpaceFlight pointe vers le même composant qui a provoqué l’explosion de la Starship 36 : la rupture de l’un des réservoirs COPV, stockant de l’azote ou de l’oxygène gazeux à haute pression dans la fusée. Ces réservoirs contrôlent les valves et les systèmes de démarrage des moteurs. Une explosion dans l’un d’entre eux aurait pu déclencher une réaction en chaîne suffisamment puissante pour faire exploser la paroi de la fusée.
Et maintenant ?
La perte du Booster 18 est douloureuse, non seulement en tant que premier propulseur de la version 3, mais aussi en tant que prototype destiné à tester la nouvelle plateforme de lancement Pad 2 à Starbase. Sans fusée physique à placer sur la base, SpaceX ne pourra pas réaliser les tests complets des systèmes au sol, tels que les réservoirs de la nouvelle plateforme.
Des délais de plus en plus serrés
Pour compliquer les choses, l’agenda de SpaceX devient encore plus serré. La compagnie maintient néanmoins son calendrier pour le vol 12 au premier trimestre de 2026. SpaceX a des objectifs ambitieux à court terme, y compris des tests de transfert de carburant en orbite essentiels pour envoyer des astronautes sur la Lune lors de la mission Artemis III. Une mission qui l’oppose désormais à Blue Origin et Lockheed Martin.
Image | SpaceX

