## BYD : pas de projet de fabrication en Espagne
Le directeur général de BYD pour l’Espagne et le Portugal, Alberto de Aza, a récemment déclaré que la société n’a actuellement aucun plan pour ouvrir une usine en Espagne. Lors d’une interview avec EFE, il a souligné que l’entreprise se concentre sur l’ouverture de sa nouvelle usine en Hongrie. Ainsi, aucune intention d’étendre ses opérations en Espagne n’est en vue, malgré des rumeurs ayant circulé sur une possible installation.
### La Renault de l’électrique en Espagne
L’Espagne a été mentionnée à plusieurs reprises comme un site potentiel pour l’implantation d’une nouvelle usine de production de véhicules BYD. En 2023, la société explorait des emplacements en Europe, avant de finalement opter pour la Hongrie. Cependant, des informations récentes laissaient entendre que l’entreprise réévaluait la possibilité d’une usine en Espagne, considérant les faibles coûts d’exploitation et les performances locales comme des points positifs.
### Un refus frappant
La réponse de De Aza a été particulièrement décevante pour ceux qui espéraient voir BYD s’implanter en Espagne. En effet, la Generalitat de Catalunya avait récemment confirmé qu’elle avait eu des discussions avec des représentants de l’entreprise. Cela a renforcé l’idée que l’Espagne était en pole position pour accueillir cette nouvelle usine.
## Priorité à la Hongrie
Actuellement, BYD semble concentrer ses efforts sur l’établissement de son site en Hongrie. La société a connu une forte dynamique en Espagne, mais les défis sur le marché européen demeurent. Cela pourrait expliquer pourquoi les projets en Espagne sont mis de côté, alors que la marque cherche à développer des solutions plus variées, comme l’offre d’hybrides à prix accessibles.
### Défis de production
Par ailleurs, BYD fait face à des complications concernant son usine en Hongrie, notamment l’utilisation de main-d’œuvre locale. Cela soulève des questions sur l’impact économique qu’aurait une nouvelle usine en Espagne, tant sur l’emploi que sur les coûts de production.
## L’angle règlementaire
La situation de BYD n’est pas unique, car d’autres entreprises sont également sous le radar de l’Union européenne concernant leur mode de production en Europe. Les véhicules électriques importés de Chine sont actuellement soumis à des droits de douane, mais les hybrides bénéficient d’une exonération. Cela incite les fabricants chinois à envisager la production locale, même si des doutes subsistent quant à la légitimité de cette stratégie vis-à-vis des régulations européennes.
### Produire ou assembler ?
Étonnamment, il a été rapporté que certains fabricants proposent des voitures quasi assemblées à destination européenne, ce qui pourrait ne pas suffire à éviter les droits de douane. Cette situation a déjà occasionné des retards pour d’autres modèles comme l’Omoda 5.
## Les relations Chine-Espagne : un équilibre délicat
Ce contexte complexe est délicat pour l’Espagne, qui a navigué dans une mer de relations commerciales avec la Chine. Bien que le pays offre des coûts d’exploitation compétitifs, l’évolution récente des arancelages a finalement poussé l’Espagne à adopter une position d’abstention. Cette décision a conduit à des rumeurs selon lesquelles le gouvernement chinois aurait demandé à ses fabricants de suspendre de nouvelles investissements dans les pays favorisant ces taxes.
### L’espoir d’une collaboration accrue
Malgré tout, des initiatives continuent à voir le jour, comme l’accord entre CATL et Stellantis pour une usine de batteries en Aragon. Ce mouvement illustre le désir de l’Espagne d’entretenir de bonnes relations avec les acteurs chinois de l’industrie automobile.

