Voicot : Un mouvement artistique au service de la défense animale
L’éveil d’une conscience
Malena Blanco, cofondatrice de Voicot, n’a pas toujours eu la vision claire qui l’anime aujourd’hui. Quand elle déclare : « Je n’ai pas mangé d’animaux depuis l’âge de 11 ans », elle évoque une transformation profonde. Son enfance à Buenos Aires, entourée de chiens et de chats, a posé les bases d’une sensibilité que le temps allait affinée. Ce qui a commencé comme une simple décision personnelle s’est mué en un engagement éthique.
De la publicité à l’activisme
Après des années dans le monde de la publicité, Malena prend conscience de l’impact de la communication. Elle réalise la contradiction existante : le pouvoir des messages véhiculés est souvent convié à vendre, plutôt qu’à questionner. C’est dans ce contexte qu’elle décide de changer de voie, marquant le début d’un parcours qui la mènera à fonder Voicot.
L’émergence de Voicot
Le nom Voicot a été créé à partir de l’ancienne appellation Boicot, ajoutant une V symbolisant le végétalisme et la victoire sur l’indifférence. Ce changement ne fut pas seulement nominal : il représentait une réinvention totale, une façon de remUER les consciences face à l’exploitation animale. Dans ce cadre, Voicot émerge comme un collectif alliant art, message et confrontation.
Un engagement par l’art
Voicot se distingue par son approche artistique du militantisme. Loin des structures rigides des ONG traditionnelles, le groupe se concentre sur des interventions visuelles percutantes. Les T-shirts et les affiches, représentant des images choc sur la réalité des abattoirs, occupent une place centrale dans leur stratégie. L’objectif ? Créer un message direct et accessible qui n’épargne personne.
Des actions marquantes
Parmi les premières initiatives, on trouve une action audacieuse pendant la semaine de la mode à New York, où les membres de Voicot ont conçu une expérience immersive, mêlant art et provocation. Ces interventions, telles que « fuck for fashion », attirent l’attention sur les réalités souvent ignorées de l’industrie.
L’évolution vers le documentaire
En parallèle, Malena explore le medium du documentaire. Avec son film « Nous sommes et nous serons mer », elle fait le lien entre les luttes environnementales et la défense animale. Cela témoigne d’une volonté d’élargir le dialogue et de toucher des audiences variées, en utilisant des plateformes nouvelles et attrayantes.
Une portée internationale
Les actions de Voicot ne se limitent pas à l’Argentine. Le collectif commence à être reconnu internationalement. Des études réalisés par des organismes européens portent même l’empreinte de leur travail, tel que le rapport sur les abattoirs de chevaux, qui a été demandé par la Commission Européenne.
Conclusion : un avenir à construire
Pour Malena et Voicot, l’engagement ne se limite pas à dénoncer; il s’agit de faire voir ce que beaucoup préfèrent ignorer. Les réflexions personnelles de Malena montrent aussi qu’il est possible de changer et d’évoluer. Ce mouvement, né d’un intime désir de justice, continue de faire entendre sa voix, appelant chacun à agir pour un monde plus juste pour les animaux. Les questions soulevées par Voicot ne sont pas juste contemporaines ; elles touchent à des valeurs humaines fondamentales qui ne demandent qu’à émerger et à se transformer.
Voicot représente ainsi une lueur d’espoir dans le combat pour les droits des animaux, prouvant que l’art et l’activisme peuvent coexister pour générer un impact durable.

