Démasques d’un Fraude de Plus de 30 Millions de Pesos au TRIJAEM
Les Arrestations des Ex-Fonctionnaires
Récemment, deux anciens fonctionnaires ont été arrêtés pour leur implication présumée dans un fraude dépassant les 30 millions de pesos au sein du Tribunal de Justice Administrative de l’État du Mexique (TRIJAEM). Le 12 novembre, la Fiscalía General de Justicia del Edomex (FGJEM) a annoncé la capture de Tomás “N”, ancien Directeur de l’Administration, et Omar “N”, ancien Chef du Département des Ressources Financières. D’après les enquêteurs, d’autres personnes pourraient également être impliquées dans cette affaire complexe.
Le Déroulement des Opérations Frauduleuses
Les investigations ont mis en lumière la réalisation de 29 opérations électroniques suspectes, le 1er décembre 2023, accumulant un total de 32 millions 482 330 pesos. Ces montants, pourtant considérables, n’étaient pas autorisés ni justifiés et ont suscité l’alerte des autorités mexicaines. Les détails des opérations révèlent qu’elles ont été effectuées à l’aide de tokens spécifiques, chacun associé à un fonctionnaire.
Le Rôle Critique des Tokens
Au cœur de ce schéma frauduleux se trouvent les tokens 002 et 003, respectivement attribués à Tomás et Omar. Chaque token devait valider des informations personnelles, impliquant une double authentification. Ce système était censé garantir que chaque fonctionnaire était responsable de l’utilisation de son token. Cependant, la manipulation des tokens a permis aux deux hommes de contourner cette sécurité et d’effectuer des transactions non autorisées.
La Détection de l’Anomalie
La situation a pris un tournant le 4 décembre 2023, lorsqu’un personnel bancaire a effectué des vérifications au sein du tribunal. Ainsi, les deux ex-fonctionnaires ont dû reconnaître les opérations irrégulières et un solde erroné. Omar a délibérément demandé le token de Tomás pour accéder aux transferts, alors que son propre token était bloqué.

Conclusion et Implications
Suite à ces révélations, la FGJEM a demandé des informations à la Unité de renseignement financier (UIF) et à la Commission nationale de la banque et des valeurs (CNBV). Les résultats ont montré que les 29 transferts électroniques ont abouti sur des comptes non liés à l’institution, soulevant de nombreuses questions sur la sécurité financière au sein du TRIJAEM.
Les deux détenus étaient les seuls à avoir accès aux états de compte et connaissaient donc le montant dont ils pouvaient disposer. Cette affaire met en lumière les lacunes possibles dans la gouvernance et le contrôle au sein des institutions publiques, faisant appel à une réflexion nécessaire sur la sécurité et la transparence futures dans les opérations financières publiques.

