La désarticulation d’une cellule du ‘Tren de Aragua’ en Espagne
La Policía Nacional d’Espagne a récemment annoncé la désarticulation, pour la première fois, d’une cellule du ‘Tren de Aragua’, une organisation criminelle d’origine vénézuélienne. Cette opération a conduit à l’arrestation de 13 individus et à cinq perquisitions. Une avancée majeure dans la lutte contre le trafic de drogue en Espagne, le ‘Tren de Aragua’ est connu pour ses liens avec diverses activités criminelles, notamment le trafic de drogue.
Drogues et laboratoires démantelés
Lors de l’opération menée par la Comisaría General de Información, les forces de police ont saisi une variété de drogues, y compris des drogues synthétiques, de la cocaïne, et une plantation de marijuana en intérieur. De plus, deux laboratoires, utilisés pour la production de ‘tusi’, une drogue fortement associée à cette organisation, ont été démantelés. Le ‘tusi’ est souvent utilisé dans le cadre de la criminalité organisée, illustrant ainsi l’ampleur des activités de la cellule.
Contexte judiciaire de l’opération
L’enquête a été dirigée par le Juzgado Central de Instrucción numéro 6 de la Audiencia Nacional. Ce tribunal a ordonné l’incarcération de quatre des personnes arrêtées. Les opérations se sont étendues à plusieurs villes espagnoles, avec la majorité des arrestations effectuées à Barcelone (8), suivie par Madrid (2), Girona (1), A Coruña (1), et Valencia (1).
Liens avec le ‘Niño Guerrero’
Cette arrestation fait partie de la seconde phase de l’Opération Interciti, qui a débuté à la mi-2024, lorsque le frère du ‘Niño Guerrero’, le leader mondial de cette organisation, a été arrêté à Barcelone. À l’appui d’une demande d’arrestation internationale émise par le Venezuela, il était recherché pour des accusations graves, allant du terrorisme au trafic d’êtres humains. Cette connexion renforce le profil criminel du ‘Tren de Aragua’ et suggère des ramifications plus larges du réseau criminel.
Une structure organisationnelle sophistiquée
Les enquêteurs ont découvert que cette cellule était structurée de manière hiérarchique. Le leader de la cellule était assisté par un lieutenant, dirigeant deux sous-structures qui menaient des activités illégales à l’échelle nationale. Les membres de cette organisation étaient engagés dans le ‘cuisinage’ du ‘tusi’ dans leurs domiciles respectifs, ainsi qu’au trafic de cocaïne, qu’ils avaient stockée avant distribution.
Continuité des investigations
Les autorités continuent d’explorer les connections internationales et les ramifications de ce réseau. Ils analysent les éléments saisis lors des perquisitions, notamment des téléphones portables, de la documentation variée, et une arme prohibée. Cela témoigne de la profondeur de l’enquête et du souci de démanteler les réseaux criminels à l’origine des trafics de drogue.
Collaboration internationale
L’intervention de la Policía Nacional a été soutenue par la Police Nationale de Colombie et par le projet AMERIPOL-EL PACTO 2.0, mis en place par l’Union Européenne. Cette coopération internationale est cruciale pour combattre la criminalité transnationale, renforçant ainsi la lutte contre le trafic de drogue et les organisations criminelles opérant au-delà des frontières.

