Incident de tir contre un collège à San Juan de Lurigancho
La situation de la sécurité à San Juan de Lurigancho (SJL) a pris une tournure alarmante avec la survenance d’une balacera (tirs) à l’encontre de l’établissement éducatif national Francisco Bolognesi, actuellement en cours de reconstruction dans la zone de Huáscar. Cet incident a non seulement affecté la perception de sécurité de la communauté éducative, mais a également mis en lumière les dangers auxquels font face les projets de construction dans la région.
Détails de l’attaque
Deux individus à moto ont ouvert le feu sur le portail principal du collège en travaux, blessant deux agents de sécurité, Víctor Balvín Araujo et Jesús Díaz Aliaga. Heureusement, les deux blessés sont désormais dans un état stable après avoir reçu des soins médicaux. Au moment de l’attaque, aucune classe n’était en cours, les activités pédagogiques ayant été temporairement déplacées dans des locaux alternatifs gérés par le Ministère de l’Éducation (Minedu).
Contexte d’extorsion
Ce type d’incident s’inscrit dans un schéma de violence et d’extorsion qui vise souvent les entreprises de construction. Les commerçants et les résidents ont rapporté que des attaques similaires ont été menées pour intimider les entreprises et exiger des paiements pour des services de “sécurité”. Cette pratique, qui est devenue courante à San Juan de Lurigancho, instille un climat de peur parmi les travailleurs du secteur éducatif et de la construction.
Réaction des autorités
Suite à cette agression, le Minedu a affirmé qu’il coopère activement avec la Police Nationale du Pérou (PNP). L’institution s’est engagée à renforcer la sécurité autour du site de construction pour protéger le personnel et garantir la continuité des travaux. Les autorités ont indiqué que la sécurité des élèves ne serait pas compromise, car les cours se poursuivent dans des établissements éloignés de la zone concernée.
Besoin d’une présence policière renforcée
La communauté locale a exprimé des préoccupations croissantes concernant l’insécurité et appelle à une présence policière plus forte pour endiguer cette vague d’extorsions. Les organisations communautaires et les commerçants ont souligné que ces actes criminels, devenus fréquents dans les projets publics, engendrent une atmosphère de peur parmi les familles.
Enquête en cours
Actuellement, l’enquête policière est ouverte. Les agents de la comisaría de Santa Elizabeth ont récupéré des douilles et recueilli des témoignages pour avancer dans leur investigation. Malheureusement, les assaillants ont réussi à s’enfuir, et leur localisation reste inconnue.
Contexte d’état d’urgence
San Juan de Lurigancho est actuellement sous un état d’urgence, une mesure prise en réponse à la criminalité organisée et aux extorsions récurrentes ciblant des établissements tant publics que privés. La situation souligne l’urgence d’une action concertée pour protéger les institutions éducatives et garantir la sécurité des élèves et du personnel.
Conclusion
Cet incident tragique soulève de nombreuses questions sur la sécurité et la protection des projets éducatifs à San Juan de Lurigancho. Les efforts déployés par les autorités pour renforcer la sécurité et la collaboration avec les entreprises de construction seront cruciaux pour restaurer la confiance au sein de la communauté locale et garantir la poursuite des travaux dans un environnement sûr.

