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Affaire Sidenor : Enquête sur des Ventes Illégales d’Acier
La Audiencia Nacional a publié des nouvelles inquiétantes concernant la société Sidenor, dont le président, José Antonio Jainaga, est sous enquête pour avoir vendu de l’acier à la société Israel Military Industries (IMI) sans autorisation. Selon les rapports d’Europa Press, le juge Francisco de Jorge a conclu qu’il y a des indices de délits de contrabando et de lesa humanidad, potentiellement liés à des actes de génocide.
Inculpations et dénonciations
Cette affaire concerne non seulement le président de Sidenor, mais aussi deux autres directeurs de la société, qui seront appelés à comparaître le 12 novembre. Selon l’Audiencia Nacional, ces dirigeants étaient conscients que l’acier vendu était destiné à un fabricant d’armes et savaient que ce matériel serait utilisé pour produire des armes.
Le juge a précisé que la vente s’est faite sans l’autorisation du gouvernement espagnol, sans inscription dans le registre approprié. Son enquête repose sur un rapport de la Comisaría General de Información daté du 10 septembre. Cette procédure a été déclenchée par une plainte de l’Association Comunitat Palestina de Catalunya-Terra Santa.
Contexte des attaques à Gaza
Le juge a également souligné que les attaques à Gaza sont bien connues publiquement, se basant sur des médias et des organisations internationales telles que le Tribunal Pénal International et l’ONU. Il a donc conclu que les dirigeants de Sidenor ne pouvaient ignorer l’impact de leur vente, ce qui aurait dû les inciter à ne pas agir ainsi.
L’enquête ne s’arrête pas là. Le juge a aussi désigné la société Clerbil SL, gestionnaire unique de Sidenor Holdings Europe, comme responsable, tandis qu’il a décidé de ne pas inclure pour le moment la société Sidenor Aceros Especiales SLU dans l’instruction. En effet, le jugement semble prendre en compte le rôle actif des travailleurs de cette dernière qui ont contribué à alerter les autorités et à dénoncer les activités présumées illicites.
Réactions du gouvernement espagnol
Récemment, le Premier ministre Pedro Sánchez a annoncé des mesures destinées à freiner ce qui a été qualifié de génocide à Gaza, en promulguant un réel décret-loi qui interdit l’exportation d’armes et de matériel de double usage vers Israël et vice-versa. Le décret a été validé par le Conseil des ministres et est entré en vigueur le 24 septembre, après sa publication au Journal Officiel de l’État.
De plus, des restrictions ont été imposées sur le survol de l’espace aérien espagnol pour les aéronefs transportant du matériel militaire à destination ou en provenance d’Israël. Bien que le Congrès ait validé cette norme, il est essentiel de noter que toute transaction impliquant Israël fait désormais l’objet d’une surveillance judiciaire stricte. En conséquence, les chances de mener à bien des activités commerciales avec des entités liées à des crimes de lesa humanidad sont considérablement réduites.

