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Corruption au sein de la Police Nationale : le cas d’Abraham Cuadros

La Fiscalía pidió ocho años de prisión para el comandante PNP Abraham Cuadros, acusado de cohecho pasivo cuando era jefe de Tránsito en Chiclayo

Le ministère public a demandé, ce lundi, une peine de  huit ans de prison  pour le commandant de la Police Nationale (PNP), Abraham Cuadros, ancien chef de l’unité de  transports à Chiclayo , accusé de  corruption passive  dans l’exercice de ses fonctions. Cette demande a été formulée par le  Quatrième Bureau du Parquet  provincial spécialisé dans les délits de corruption des fonctionnaires de Lambayeque.

Parallèlement, le  Pouvoir Judiciaire  a prolongé de  18 mois  la détention préventive de Cuadros, qui s’est rendu à la justice en mai 2024 et qui est actuellement incarcéré dans une prison du nord du pays. Ce cas implique au total  32 personnes , dont  20 policiers et 12 civils , qui sont également sous enquête pour des faits similaires.

Une enquête complexe

L’inculpation est considérée comme  complexe  en raison du nombre élevé d’impliqués. En effet, trois agents ont déjà reconnu leur responsabilité et ont reçu des  condamnations de cinq ans  de prison à travers des sentences anticipées. L’enquête, dirigée par la procureure provinciale Karim Ninaquispe, a révélé que Cuadros et l’ancien lieutenant  Luis Miguel Salcedo  exigeaient des  sots  (des pots-de-vin) des transporteurs, tant formels qu’informels, en échange de l’omission des contrôles et des sanctions.

Ces pratiques illicites se sont poursuivies jusqu’en mars 2024, lorsque le Parquet a effectué des  *raids * dans les stations de transport dans le but d’arrêter les suspects. Les recherches ont montré qu’un groupe de policiers percevait entre  20 et 50 soles par jour  à divers arrêts de transport.

El Poder Judicial amplió su
Le Pouvoir Judiciaire a amplifié sa détention préventive par 18 mois, après sa remise volontaire en mai 2024; actuellement, il est incarcéré.

Les preuves présentées incluent des documents bancaires et d’autres éléments qui seront contrastés avec les témoignages recueillis pour le procès. Le général Óscar Arriola, nouveau commandant général de la PNP, a promis de “nettoyer” l’institution, affirmant que la fonction policière est dédiée au  service citoyen . Arriola a comparé le rôle des policiers à celui de  sacerdotes , évoquant un profond engagement envers la communauté.

Engagement gouvernemental contre la corruption

La présidente Dina Boluarte a exprimé le soutien du gouvernement dans la lutte contre la corruption qui touche la PNP. Elle a déclaré : “Le général Arriola a la mission de guider chaque agent dans la noble tâche de lutter contre la criminalité et de purifier l’institution des éléments malfaisants.” Boluarte a également défendu l’action policière et assuré qu’elle protégerait les agents contre les injustices, soulignant que « plus de policiers ne doivent être vus avec mépris ».

Ce contexte de changement s’inscrit dans un cadre plus large de réformes, notamment suite à la  suspension de Víctor Zanabria , l’ancien commandant, accusé de graves critiques liées à l’abus de pouvoir dans le cadre de l’affaire « Policiers maçons ». Les révélations continuent de secouer la PNP, et l’issue de ce procès sera cruciale pour la perception du public envers cette institution.

Le défi reste colossal : comment restaurer la confiance de la population dans une institution marquée par la corruption ? Seules des mesures concrètes, des réformes durables et un engagement authentique peuvent apporter des réponses à cette question essentielle. Les regards restent tournés vers les résultats de ces enquêtes et vers les réformes annoncées.



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