Plus de 45 embarcations et près de 500 militants internationaux ont déjà pénétré dans la zone dite à haut risque : une trentaine avance à 80 kilomètres de la bande de Gaza

Israël a intercepté une partie de l’expédition de la flottille humanitaire. En tout, 13 embarcations ont été stopées ou abordées, tandis que les autres 30 continuent leur route vers la bande de Gaza. La tension à bord des plus de 45 navires qui naviguent en compagnie d’environ 500 activistes internationaux a grimpé tout au long de la nuit. Ces embarcations avancent sur une distance de 240 kilomètres (150 miles) à travers la zone à haut risque, proche des côtes palestiniennes.

Les organisateurs de la flottille rapportent qu’ils sont confrontés à des pressions de la part de l’armée israélienne, incluant des manœuvres jugées dangereuses effectuées par des navires militaires. Des dommages ont été signalés sur certains systèmes de communication des navires, notamment une intensification de l’utilisation de drones israéliens et la proximité de navires non identifiés tout en naviguant sans lumière, suscitant des inquiétudes parmi les équipages.

Une capture d’écran montre l’équipage assis en cercle à bord du navire Alma en route vers Gaza. (Reuters)

En réponse aux actions de la flottille, Israël a confirmé qu’il procéderait à l’interception de cette dernière dans les heures à venir. Les autorités israéliennes ont annoncé que, suite aux détentions, les activistes seraient amenés au port d’Asdod pour des interrogatoires et d’éventuelles déportations, un processus courant dans des opérations similaires. Cependant, des médias israéliens ont indiqué qu’en raison du nombre élevé de navires impliqués, certaines embarcations pourraient être coulées en haute mer.

Cette situation préoccupante a été documentée par les organisateurs qui insistent sur le caractère civil et humanitaire de leur mission et mettent en garde contre les risques d’une escalade militaire imminente.

La Global Sumud Flotilla a détecté plus de 20 navires non identifiés à trois milles nautiques (5,5 km) de distance.

23 navires continuent vers Gaza et un atteint ses côtes

Selon le suivi officiel de la flottille, 23 des embarcations continuent leur route vers la bande de Gaza. De plus, le Mikeno, l’un des navires, est déjà très proche du territoire gazan, ayant atteint ses eaux territoriales sans être intercepté par Israël, à environ 15 kilomètres de la côte.

Albares mobilise l’ambassade et les consulats

Le ministre des Affaires étrangères espagnol, José Manuel Albares, a confirmé dans ses réseaux sociaux qu’il surveillait de près la situation des citoyens espagnols présents dans la flottille. Il a assuré que l’ambassade d’Espagne en Israël et les différents consulats “sont mobilisés pour offrir toute la protection diplomatique et consulaire à nos citoyens”.

Leurs droits et leur intégrité physique doivent être respectés”, a déclaré le ministre, qualifiant la mission de la Global Sumud d’ “initiative pacifique et humanitaire”. Israël affirme que tous les retenus sont transférés vers des ports de manière pacifique.

Les FDI abordent l’‘All In’

Peu avant 6 heures du matin, avec les premières lueurs du jour, les FDI ont également abordé l’‘All In’, avertissant les membres d’équipage que si ils suivaient leurs instructions, “tout se résoudra pacifiquement”. À ce moment, la connexion a été perdue avec le navire, laissant incertain le sort de son équipage.

Les navires des FDI encerclent à nouveau la flottille : treize interceptés

Vers 2h43 du matin, selon le journaliste Carlos de Barrón, les navires des FDI ont à nouveau encerclé les embarcations de la flottille, qui continuent leur avancée lentement vers la côte, à moins de 60 milles nautiques de la bande de Gaza. Entre 3h et 4h du matin, l’armée israélienne a aussi intercepté le Ohwayla, peu après le Seulle. D’autres navires ont également été interceptés, portant le nombre total d’embarcations sous le contrôle des FDI à treize.

L’interception de la flottille déclenche des manifestations spontanées dans plusieurs villes européennes

Peu après l’interception des premières embarcations de la flottille, des protestations spontannées ont éclaté dans des villes européennes telles que Rome, Berlin, Bruxelles, Athènes, Madrid et Barcelone. En Italie, des centaines de manifestants se rassemblent au centre de Rome, tandis que d’autres villes comme Milan, Livourne et Florence voient émerger la même dynamique, exprimant un rejet des actions israéliennes.

À Naples, des manifestants ont interrompu le trafic ferroviaire en sautant sur les voies. Ils dénoncent un blocage de l’aide humanitaire et un risque pour la vie des citoyens.

Les FDI ont déjà intercepté neuf navires, mais plus d’une trentaine continuent leur route

En ce début de matinée du jeudi, neuf navires ont été interceptés, selon le suivi en direct de la flottille : Adara, Alma, Aurora, Dir Yassine, Grande Blu, Huga, Sirius, Spectre et Yulara, tous sous le contrôle des FDI. Néanmoins, 35 embarcations continuent de naviguer vers Gaza, malgré l’utilisation de canons à eau.

La flottille est à seulement 60 milles nautiques de la côte, environ 110 kilomètres, mais plusieurs navires militaires israéliens bloquent le passage.

Cents de manifestants à Turin protestent contre l’interception de la flottille par les troupes israéliennes

Au centre de Turin, des centaines de manifestants se sont rassemblés devant la mairie suite à la décision d’Israël de bloquer la flottille. La mobilisation, promue par des groupes pro-Palestine, s’est propagée par les réseaux sociaux. La situation s’est intensifiée, avec des occupations de voies ferroviaires et des affrontements avec la police à la gare de Porta Nuova.

Des étudiants de l’université ont également maintenu une occupation symbolique dans le bâtiment principal, appelant à une action collective.

Hamas déclare que l’interception israélienne de la flottille constitue un acte “de piraterie et de terrorisme maritime”

La situation devient de plus en plus préoccupante alors que la communauté internationale observe les événements. Les tensions entourant cette flottille humanitaire soulignent une fois de plus la complexité du conflit israélo-palestinien. Ce cas particulier interpelle tant les gouvernements que les citoyens, générant un climat de solidarité mais aussi de tension dans plusieurs régions du monde. Les réactions des États et les mobilisations populaires pourraient jouer un rôle crucial dans la suite des événements.



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