Retour sur l’affaire Jimena Salas : Un meurtre toujours non résolu

La quatrième audience s’est déroulée ce lundi (Photo: MPF Salta)

Une enquête complexe

L’affaire du meurtre de Jimena Salas, survenu en 2017, continue de susciter l’intérêt et la consternation. Récemment, lors de la quatrième journée des audiences, deux policiers ont témoigné, permettant de préciser les premières étapes de l’enquête qui a conduit à l’inculpation des frères Saavedra comme principaux suspects. Ce témoignage crucial a été présenté devant le tribunal composé de José Luis Riera, Mónica Faber, et Maximiliano Troyano.

Leurs déclarations ont mis en lumière les premières opérations de police et le découverte de la scène de crime. L’un des moments clés a été marqué par l’officier responsable du groupe d’enquête, formé en avril 2022, qui a détaillé la méthode utilisée pour remonter la piste vers Javier et Carlos Damián Saavedra, ainsi qu’un autre frère, Adrián Guillermo Saavedra.

Les indices révélateurs

Parmi les éléments révélés, un chien caniche gris a attiré l’attention des enquêteurs. Plusieurs voisins ont décrit une personne qui accompagnait cet animal, notamment une femme qui a raconté avoir eu une rencontre avec un jeune homme se présentant sous le nom de “Matías”. Ce dernier lui a dit avoir trouvé un chiot perdu, ce qui a précipité la victime, Jimena Salas, à l’inviter chez elle, un événement corroboré par des photos prises sur son téléphone.

Les enquêteurs ont qualifié cette méthode d’approche comme un “ardid abrepuertas”, une technique utilisée pour gagner la confiance de la victime. À cette occasion, le numéro de téléphone donné par le jeune homme était presque identique à celui de Javier Saavedra, décédé un jour avant le début de ce procès.

Les enquêteurs ont suivi une piste
Les enquêteurs ont suivi une piste du chien caniche

Des preuves à charge

Lors des perquisitions dans les maisons liées aux suspects, les policiers ont saisi plusieurs éléments indiqués par des témoins. Ces preuves incluent des conversations et des photographies, parmi lesquelles se trouve une image du chien caniche gris. Des analyses ADN ont également été réalisées sur des échantillons prélevés au domicile de Jimena Salas.

Ces analyses ont trouvé des résultats positifs établissant un lien avec au moins 17 preuves recueillies sur les lieux du crime, corroborant ainsi davantage les accusations. Il est à noter que depuis 2018, Javier Saavedra a effectué plus de 80 recherches sur l’assassinat de Salas, indiquant un possible intérêt malsain pour le cas.

Le procès a suscité de vives émotions, notamment chez la mère de Jimena, Cristina García, qui a récemment témoigné auprès de la presse. Elle a exprimé des doutes quant à la culpabilité des frères Saavedra, insistant sur le fait qu’il pourrait y avoir une dimension plus complexe à cette affaire.

Les débats continuent autour de la véritable identité du meurtrier, laissant planer un doute et un sentiment d’inachevé. Alors que la mère de Jimena appelle à ce que justice soit faite, elle s’oppose également vigoureusement à l’idée que ses fils soient responsables du meurtre.

L’affaire Salas reste donc ouverte, entourée de mystères et d’incertitudes, et il ne fait aucun doute qu’elle continuera à hanter non seulement la famille de la victime, mais aussi toute une communauté à la recherche de réponses.



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