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Alauda Ruiz de Azúa, une femme et  cinéaste  visionnaire, évoque une  expérience  cinématographique marquante avec son film Los Domingos. Née en  1978  à Baracaldo, elle revient récemment d’une soirée qui a vu son oeuvre récompensée par la  Concha de Oro  et le  Prix Feroz de la critique . Son film, qui aborde des thèmes délicats tels que la relation entre une nièce, désireuse de devenir  moniale , et sa tante athée, soulève de nombreuses questions sur la  vulnérabilité  humaine et la nécessité d’ empathie .

Une Soirée de Célébration

La cinéaste partage que la soirée des récompenses a été marquée par une  émotion intense . « Nous étions tous réunis, espérant décrocher un prix, mais la  Concha de Oro  était un désir qui nous semblait loin de notre portée. La véritable surprise est venue avec le Prix du Cinéma Basque, un moment absolument inoubliable », confie-t-elle. L’accueil critique de son film ne s’est pas fait attendre ; même la presse  internationale  a salué sa capacité à traiter un sujet qui pourrait sembler local, mais qui résonne sur un plan  universel .

Thèmes Universels

Ruiz de Azúa souligne que même si des films précédents, tels que Cinco lobitos et Querer, traitaient de la  maternité  et des  maltraitances familiales , le thème de son film, une jeune fille désirant devenir moniale, offre une perspective différente. « Ce n’est pas un sujet universellement attendu au cinéma, mais il aborde une réalité profondément  humaine . La recherche d’un  sentiment  d’appartenance et d’amour est quelque chose dont nous avons tous besoin », explique-t-elle. À travers l’intrigue, la tension entre foi et laïcité invite à la  réflexion  sur nos positions personnelles face aux autres.

Compréhension et Empathie

Un aspect fondamental de son film est la nécessité de  comprendre  l’autre, même si cela peut sembler difficile. « La relation entre les personnages, bien que fondée sur l’amour, est traversée par un abîme d’incompréhension », dit-elle. Cette idée de se mettre à la place de l’autre est centrale dans son œuvre. Elle interroge : « À quel point pouvons-nous nous permettre de ne pas comprendre l’autre ? » Cette  réflexion  a d’autant plus de résonance dans des temps où la polarisation sociale est manifeste.

Cinéma et Politique

Lorsque Luis Martínez lui demande si son film aborde les questions de  politique  et de  polarisation , Alauda répond que ce n’est pas l’objectif principal. Pourtant, elle reconnaît que « nous sommes souvent poussés vers les  extrêmes  » par les récits contemporains. « Le dialogue avec ceux qui ont des opinions divergentes peut être non seulement  possible , mais aussi  enrichissant  », ajoute-t-elle, soulignant l’importance de la communication et de la compréhension mutuelle.

Le Rôle du Cinéma Espagnol

En ce qui concerne le cinéma espagnol, Ruiz de Azúa se montre positive. Elle observe que de nouveaux  talents  émergent, « apportant des voix frais et innovantes ». S’interrogeant sur le cliché des générations dans le cinéma, elle conclut que, bien que beaucoup d’artistes aient débuté en même temps, le temps permettra de distinguer leur  évolution  respective.

Religion et Éducation

Sur la question de la  religion  dans la société actuelle, elle admet que la coexistence d’un  État laïque  et de l’éducation religieuse est complexe. « La  contradiction  entre les familles non croyantes mais pratiquantes pose d’importantes questions. La protection de la liberté de choix des  mineurs  est essentielle », conclut-elle. Son film vise à alimenter ce  débat  crucial sur la place de la religion dans l’éducation.



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