Défense de la liberté religieuse par Emmanuel Reyes Carmona
Dans un contexte politique et judiciaire délicat, le sénateur du Mouvement de Regénération Nationale (Morena), Emmanuel Reyes Carmona, a pris position en faveur de la liberté religieuse. Celui-ci exprime son soutien aux dirigeants de la Luz del Mundo, une église souvent critiquée pour ses pratiques. Les récentes détentions de personnes liées à cette organisation dans la région de Vista Hermosa, Michoacán, ont suscité une controverse significative.
Une défense de la foi
Lors d’une interview à la Cámara de Diputados, Reyes Carmona a affirmé que professer une religion ne devait pas être considéré comme un délit. Selon lui, une campagne médiatique de stigmatisation vise à discréditer les membres de cette église, ce qu’il juge inacceptable. “Ce ne sont pas des actes criminels de croire en cette foi”, a-t-il déclaré, soulignant l’importance de différencier les actes individuels des croyances collectives.
Cette prise de position est d’autant plus significative que le sénateur a été publicement lié à cette communauté religieuse. Il insiste sur le fait que les actions des membres ne devraient pas être attribuées à la totalité du groupe. “Ce qui arrive aux leaders ne doit pas atteindre les fidèles. Ils sont des citoyens du Mexique avec tous les droits”, a-t-il affirmé avec passion.

Une vision pluraliste
Le sénateur a également évoqué sa propre identité religieuse en tant que chrétien et catholique, affirmant son ouverture à la pluralité des croyances. Reyes Carmona a précisé que sa connexion avec La Luz del Mundo ne signifie pas qu’il supporte nécessairement toutes leurs pratiques ou croyances. Pour lui, il est crucial de respecter la présomption d’innocence dans tout processus judiciaire. “Tant que quelqu’un n’est pas prouvé coupable, il ne l’est pas”, a-t-il rappelé.
Il a dénoncé les opérations récentes, dont l’une s’est soldée par des arrestations en septembre 2025, où des individus ont été incarcérés en raison de leur prétendue appartenance à cette église et de la possession d’armement tactique. La véracité des accusations est remise en question par le sénateur. “Des armes en plastique, c’est risible”, a-t-il moqué, insistant sur l’absurdité de la situation.

En opposition, le coordinateur de Morena à la Cámara de Diputados, Ricardo Monreal Ávila, a pris une position plus critique. Il a fait savoir que certaines manifestations religieuses avaient été tolérées pendant des décennies, souvent masquées sous un discours de foi. “Se préparer à devenir des sicarios sous prétexte de se défendre pour Dieu est très regrettable”, a-t-il déploré.
Monreal a aussi appelé à une clarification concernant les liens politiques des membres impliqués dans ces événements, sans toutefois nommer de personnes en particulier. Il souligne que ces affaires relèvent de la compétence du parti Morena plutôt que du Congrès.
Ainsi, ce débat soulève des questions cruciales sur la liberté religieuse, la discrimination et la responsabilité politique, alors que les diverses opinions continuent de s’affronter dans un climat de tension sociale et de préjugés.

