Max Verstappen a revêtu son habit de champion lors du Grand Prix de Bakú, démontrant une domination sans partage tout au long de la course. En s’adjugeant une victoire nette, il a réalisé ce qu’on appelle un grand chelem, c’est-à-dire qu’il a mené de bout en bout, signant la meilleure forme au tour avec un temps de 1:43.388 et conservant une avance de 15 secondes sur George Russell. Pendant ce temps, Oscar Piastri, en tête du championnat du monde, voyait son rêve s’évaporer après une erreur de débutant qui l’a contraint à abandonner prématurément.

Cette victoire marquait également un tournant pour Carlos Sainz, qui a réussi à décrocher son premier podium avec l’équipe Williams, après des mois de déceptions et de malchance. Ce troisième place à Bakú représente un nouveau départ pour Sainz, qui a été élu pilote du jour avec 28% des voix. Les étreintes chaleureuses avec son équipe près du podium témoignaient de la joie d’un homme ayant surmonté des obstacles difficiles. “Ce podium était inévitable. C’est une leçon de vie. Il faut croire en soi, car avec le temps, le travail paie”, a-t-il déclaré, exprimant une satisfaction qu’il n’avait pas ressentie depuis sa première montée sur un podium lors du Grand Prix du Brésil en 2019.

Performance contrastée d’Alonso

Fernando Alonso, en revanche, a connu une course ternie, finissant quinzième, sans espoir d’ajouter des points à son compteur. Son mauvais départ, sanctionné par une pénalité de cinq secondes, a contrarié toute sa stratégie. Les longues lignes droites de Bakú n’ont pas aidé à rendre l’Aston Martin compétitif, et le champion espagnol a dû naviguer à travers une épreuve d’ennui.

Du côté de McLaren, la situation était tout aussi déplorable. L’équipe espérait un résultat marketing alors que Lando Norris, seul représentant de l’écurie après l’élimination de Piastri, n’a pu que récolter des points sans briller. Dès le départ, le leader du championnat a commis une erreur qui l’a contraint à freiner brusquement, perdant ainsi sa position. Cette course a pris une tournure dramatique lorsqu’un moment d’inattention a conduit au crash de Piastri, brisant ses espoirs pour le reste du week-end.

Alors que Sainz cherchait à sécuriser sa position, il a dû faire face à une opportunité inattendue : Norris avait désormais la chance de tirer parti des incidents survenus en course. Cependant, sa tentative de rattraper le peloton s’est heurtée aux défis posés par Charles Leclerc, dont l’aileron arrière constituait un obstacle insurmontable. Malheureusement, les spécificités de la voiture de McLaren en air sale rendaient la tâche encore plus ardue.

Pour Sainz, la clé du succès reposait sur une gestion méthodique de sa course, évitant les erreurs et maintenant un œil sur ses rivaux. Le premier tiers de la course a été crucial pour établir un écart de sécurité, en gardant à l’esprit le undercut potentiel d’Andrea Kimi Antonelli, qui utilisait des pneus durs. Quant à Mercedes, ce fut une menace constante à laquelle Sainz devait se préparer.

Les décisions stratégiques de l’équipe succès Williams sous la direction de James Vowles ont été décisives. L’attente du premier arrêt aux stands jusqu’à la 28ème tour était risquée, mais elle s’est avérée judicieuse. Tout comme Mercedes, Sainz espérait utiliser la gomme pour obtenir un avantage décisif plus tard dans la course. En effet, Russell a continué de repousser ses limites, jusqu’à ce qu’il soit finalement contraint de s’arrêter pour un passage aux stands.

Avec une gestion efficace de ses arrêts, Russell a gagné du temps et s’est retrouvé sur la seconde marche du podium, confortablement devant un Sainz ravi et soulagé face à une course qui a mis à l’épreuve ses capacités. En conclusion, cette course à Bakú a mis en lumière la dynamique des écuries et les défis continus affrontés par chaque pilote, offrant également un aperçu de la lutte intense pour les points et une place sur le podium. Ce Grand Prix a su rappeler à chacun l’importance des stratégies et des décisions en temps réel dans le monde passionnant de la Formule 1.



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