La pluie est souvent synonyme de spectacle dans le monde de la Formule 1, et le Grand Prix de Bakou n’a pas fait exception. Alors que la saison 2025 avance à grand pas, les pilotes ont dû faire face à des conditions difficiles lors de la qualification. À  huit minutes de la fin de la Q3 , la  pluie  s’est intensifiée, et l’atmosphère s’est rapidement tendue sur ce  spectaculaire tracé urbain . À ce moment,  Carlos Sainz  était en tête avec un chrono de  1:41.595 , suivi de près par  Liam Lawson  et  Isack Hadjar .

Sainz, visiblement de bonne humeur, a même plaisanté avec les mécaniciens, en demandant à “danser pour faire tomber un peu plus de pluie”. Il s’agissait de sa  septième pole position  en carrière, et la première depuis le GP du Mexique. Toutefois, la nature a repris le dessus alors que le soleil a rapidement séché le bitume, permettant à  Max Verstappen  et  Lando Norris  de réaliser des temps très compétitifs dans le premier secteur du circuit.

La qualification a pris une tournure inattendue lorsque  Oscar Piastri  a perdu le contrôle de sa voiture, provoquant la  sixième interruption  de la séance. C’était un moment crucial pour le leader du championnat, qui avait encore une belle avance de 31 points. La  ralentisation  a ainsi empêché Verstappen et Norris de finaliser leur tour. Avec seulement  3:41  minutes restantes sur l’horloge, les pilotes avaient une dernière chance de briller.

Un dernier tour pour le triomphe

Verstappen a su saisir cette ultime occasion pour signer un tour magistral en  1:41.117 , s’assurant ainsi la  pole position . Avec un avantage de  47 centièmes  sur Sainz et  59 centièmes  sur Lawson, le pilote néerlandais a obtenu sa  sixième pole de la saison . En revanche, Norris, peu performant, s’est retrouvé à la  septième position , juste devant son coéquipier.

Carlos Sainz a réagi avec optimisme après sa deuxième place, déclarant qu’il « tenterait de monter sur le podium ». Les McLaren, ainsi que Leclerc, se trouvaient en arrière, ce qui a donné à Sainz l’espoir d’affronter des rivaux comme  George Russell  et  Andrea Kimi Antonelli . Yuki Tsunoda, qui a éliminé  Fernando Alonso  en Q2, pourrait également représenter une menace, occupant la  sixième  place sur la grille.

Alonso, de son côté, partira de la  onzième position , juste devant Lewis Hamilton, qui a exprimé sa frustration, affirmant qu’il avait l’impression de pouvoir se battre pour la  pole . Selon lui, l’équipe Ferrari aurait dû inclure des pneus médiums lors de la Q2, une décision qui a suscité des interrogations.

Des qualifications chaotiques

Les qualifications de Bakou ont été marquées par une série d’interruptions, avec un total de  six drapeaux rouges , rendant cette séance quasi deux fois plus longue que la durée habituelle. La complexité de la piste, combinée aux conditions venteuses dépassant les  80 km/h , a ajouté un niveau de difficulté supplémentaire pour les pilotes. Charles Leclerc et ses problèmes récurrents dans cette zone ont contribué à révolutionner la Q1.

Alonso, le samedi, durant la dernière séance libre à Bakou.AFP

Le phénomène a continué avec un autre accident, celui de  Nico Hulkenberg , qui s’est écrasé à faible vitesse. Malgré cela, il n’a pas pu accéder à la Q2. La qualification de  Alpine  a pris une tournure tragique, avec  Pierre Gasly  s’écrasant à la courbe 4 alors qu’Alonso tentait de sauver sa position. La situation était tellement dramatique, qu’elle a pu être perçue par le célèbre directeur d’équipe  Flavio Briatore , qui se tenait dans le garage, le visage marqué par l’incrédulité.

La Q1 a été longue et chaotique, résultant en un nombre d’accidents impressionnants qui ont mis en évidence non seulement les difficultés des pilotes, mais aussi l’imprévisibilité de cette  circuit difficile . En fin de compte, les qualifications de Bakou se révèlent être l’un des événements les plus captivants de cette saison, promettant une course pleine de suspense et d’imprévus.



F1-ES