La DANA de Valencia : Un an après, des victimes toujours en quête de leur véhicule
Dans quelques jours, nous commémorerons le premier anniversaire de la DANA (Dépression Isolée en Altitude) qui a terrassé Valencia et ses environs, laissant derrière elle une vague de destruction sans précédent. Selon les récents rapports de Levante-EMV , plus de 800 victimes n’ont toujours pas retrouvé leur voiture, ce qui complique leur situation en matière d’indemnisation et d’aide financière.
Une catastrophe sans précédent
La DANA a affecté près de 125.000 voitures , réalisant ainsi le plus grand destructeur automobile de l’histoire d’Espagne. Les propriétaires de véhicules sinistrés ont pu bénéficier d’aides pouvant atteindre 10.000 euros pour l’acquisition d’un nouveau véhicule. Cependant, un obstacle majeur subsiste : de nombreux propriétaires ne peuvent pas initier le processus de demande d’aide tant qu’ils ne peuvent pas établir la déclaration de perte de leur ancien véhicule.
Des démarches administratives compliquées
Face à l’impossibilité d’évaluer physiquement une multitude de véhicules, les compagnies d’assurance ont requis que les propriétaires fournissent des vidéos ou des photos des dégâts subis par leurs voitures. Ce processus a été indispensable pour se qualifier pour une aide du Consortium de Compensation des Assurances . Jessica Rojas, une photographe de Catarroja , témoigne : « J’ai passé des mois à chercher ma voiture pour pouvoir réaliser le vidéo-peritaje requis, mais je ne l’ai jamais retrouvée. » Son histoire n’est malheureusement pas unique.
Une impasse déconcertante
Tandis que l’impossibilité de certifier les dégâts a laissé de nombreux propriétaires dans une situation précaire, Levante-EMV souligne que le consortium ne peut pas indemniser tant que les dégâts ne sont pas vérifiés. Leur site propose des informations claires à ce sujet : une fois que les espaces de stockage pour véhicules affectés par la DANA seront vides, chaque dossier sera examiné séparément.
« Le Consortium de Compensation des Assurances, conforme aux termes du contrat d’assurance, ne peut indemniser tant que les dommages subis ne sont pas confirmés. »
La quête des véhicules disparus
Jessica n’est pas la seule à avoir rencontré des difficultés. De nombreux voisins ont coordonné des efforts pour rechercher des véhicules disparus grâce aux vidéos collectées après les inondations. Elle suspecte que sa voiture a été volée, car elle a aperçu des véhicules emportés par les eaux, mais la sienne est demeurée introuvable. Pour faciliter la recherche, des outils ont été développés, comme ceux proposés par la Généralité ou certains municipalités touchées, mais beaucoup de voitures restent à ce jour inconnues .
Un retournement de situation
Le parcours de Jessica est remarquable : bien qu’elle n’ait pas pu fournir la vidéo demandée, elle a réussi à obtenir un clip filmé depuis sa fenêtre, illustrant son véhicule avant qu’il ne soit submergé. Après de longs mois de lutte administrative, elle a finalement obtenu une aide, bien que celle-ci ait été inférieure à la valeur réelle de son ancien véhicule. « Je connais des personnes qui n’ont rien reçu, car leurs voitures n’ont pas été retrouvées », confie-t-elle.
L’expérience de la DANA à Valencia nous rappelle l’importance d’une préparation adéquate face aux catastrophes naturelles. Alors que les victimes continuent de lutter pour obtenir justice et aide financière, cette situation met en lumière les insuffisances des systèmes d’indemnisation actuels. Les récits de ceux qui ont perdu non seulement leurs véhicules, mais aussi une partie de leur stabilité financière, sont un appel urgent à améliorer les méthodes de réponse et de soutien en cas de catastrophes.

