L’inauguration controversée de la Vía Expresa Sur à Lima
Le 9 septembre 2025, la Municipalité Métropolitaine de Lima a inauguré la première section de la Vía Expresa Sur, un projet sensé alléger le trafic de la capitale péruvienne. Pourtant, cette inauguration a provoqué une onde de choc, révélant des manquements notables qui ont suscité l’indignation des citoyens.
Aussitôt la cérémonie de lancement terminée, des voitures étaient bloquées sur les routes menant à la Panamericana Sur. Les conducteurs et les résidents ont exprimé leur frustration face à un état des lieux déplorable. “Comment peut-on remettre une œuvre inachevée ?” se sont-ils exclamés. En effet, les routes ne possédaient aucune signalisation, et les carrés auxiliaires étaient encore en terre.
Une réalité désastreuse
Un jour après l’inauguration, des embouteillages étaient signalés, et un nombre alarmant de conducteurs se retrouvait coincé. De plus, avec les travaux encore en cours, des débris et des déchets encombraient la route, représentant un risque évident pour les piétons, notamment les enfants qui fréquentaient des écoles situées à proximité.
En dépit des critiques, Giuliana Calambrogio, la regidora de la MML, s’est prononcée en faveur du projet. Elle a défendu l’idée que l’inauguration n’était qu’un acte symbolique, précisant que la voie serait dans son état final dans les dix jours qui suivraient.
Des promesses non tenues
Elle a également souligné que la mise en service opérationnelle de la Vía Expresa Sur ne serait effective qu’après la mise en place de feux de circulation et de la signalisation adéquate. La regidora a fait valoir que les retards dans l’exécution des travaux étaient principalement dus à des choix politiques des administrations précédentes, plutôt qu’à des défis techniques.
Calambrogio a mentionné que sous la gestion de l’ancien maire Jorge Muñoz, le projet avait été considéré comme « invivable ». Ce dernier avait reproché aux costs d’expropriation d’atteindre des sommets démesurés. En revanche, la régidora a affirmé que le coût final de la construction avait été abaissé au minimum, avec un coût de 60 millions pour la pavimentation, tandis que les cinq ponts devaient coûter environ 320 millions.

Conflits et controverses
Un des points les plus controversés est la question des propriétés informelles. Calambrogio a affirmé que la municipalité avait agi conformément à la loi, car ces espaces étaient désignés pour un usage routier depuis des décennies. “Ces terrains étaient gravés pour le développement métropolitain, donc aucune expropriation n’était justifiée”, a-t-elle précisé.
Cependant, cette situation n’a pas manqué de générer des tensions. Le régisseur Aarón Espinoza a signalé que les membres du conseil municipal étaient sous le coup de motifs juridiques pour les expulsions relatives à la construction de cette voie rapide. Cet aspect a introduit une nouvelle controverse autour du projet.
Conclusion
Cette situation met en lumière les défis auxquels les autorités locales font face dans la gestion des infrastructures publiques. Les attentes des citoyens et la réalité des projets peuvent diverger de manière significative, ce qui souligne l’importance d’une communication transparente et d’une planification rigoureuse. La Vía Expresa Sur, bien qu’anticipée comme une solution aux problèmes de circulation de Lima, a provoqué une vague de mécontentement, mettant à jour des préoccupations fondamentales sur l’urbanisme et le développement durable dans la capitale.

