Lina María Garrido critique le président Gustavo Petro sur sa page X – crédit @linamariagarri1/X et Marckinson Pierre/Reuters

Les accusations de Lina María Garrido contre Gustavo Petro

La représentante du Changement Radical à Arauca, Lina María Garrido, n’a pas hésité à s’attaquer au président Gustavo Petro et au ministre de l’Intérieur, Armando Benedetti, via sa plateforme sur le réseau social X (anciennement Twitter). Cette intervention est intervenue après qu’elle ait dénoncé des pratiques supposées d’achat de votes en utilisant des fonds publics, en faveur du mouvement du Pacto Histórico, dans le cadre des prochaines consultations prévues pour le 26 octobre 2025.

La loi de garanties en Colombie

Dans son message, Garrido fait référence à la loi de garanties qui régit l’utilisation des ressources publiques lors des campagnes électorales en Colombie. Elle a insisté sur le fait que cette loi interdit explicitement l’emploi des fonds d’État pour soutenir des candidatures, soulignant l’importance de prévenir toute forme de fraude électorale.

« En Colombie, il existe une loi qui interdit l’utilisation des fonds d’État pour faire campagne, et elle s’appelle la loi de garanties. Son but est d’empêcher que le président ou le maire en poste favorise leurs candidats en leur versant des ressources publiques pour acheter des voix », a déclaré Garrido.

Les manœuvres politiques du Pacto Histórico

Garrido a faisant observer que la loi en question ne couvre pas les consultations internes des partis, ce qui donnerait un libre jeu au président Petro pour mobiliser des ressources publiques lors des élections internes de son parti prévues pour le mois d’octobre. « Cela signifie que, lors des consultations internes que le parti de Petro tiendra en octobre, il n’y a aucune restriction pour utiliser des contrats et des fonds publics afin de manipuler les votes en faveur du Pacto Histórico », a-t-elle expliqué.

Selon Garrido, Petro aurait comme objectif de collecter plus de 3 millions de voix afin de prouver une force électorale qui, selon elle, est inexistante. En d’autres termes, elle considère que l’objectif ultime de cette manœuvre est de créer l’illusion d’une forte adhésion en justifiant l’utilisation de ces voix lors des élections présidentielles de 2026.

Les accusations portées contre Armando Benedetti

En se penchant sur le ministre de l’Intérieur, Armando Benedetti, Garrido le critique sévèrement, l’accusant de gérer des ressources douteuses dans le passé. Elle a mentionné que Benedetti a exprimé son intention d’obtenir plus de 7 millions de votes, une prétention que Garrido juge excessivement ambitieuse et suspecte. « Il convient de rappeler que le déni de la loi de garanties pour ces consultations du Pacto Histórico facilite l’utilisation de la mermelada (rachat de faveurs politiques) avec des fonds publics », a-t-elle ajouté.

Un appel aux électeurs colombiens

Garrido a conclu son appel en exhortant les Colombiens à se méfier des élections internes du Pacto Histórico. « Soyez vigilants, Colombiens, ne vous précipitez pas à voter dans la consultation interne de Petro prévue le 26 octobre. Acceptez toutes les incitations qu’ils proposent, mais n’allez pas voter. Nous avons reçu un avertissement, nous savons maintenant quelle est la stratégie de la gauche », a-t-elle déclaré.

Par ailleurs, elle a confirmé qu’elle intenterait des actions judiciaires pour contester la réforme des retraites proposée par le président Petro, qu’elle a qualifiée d’illégale. Garrido a Argue que la session extraordinaire qui a conduit à l’approbation de cette réforme ne respectait pas les exigences légales.

Conclusion

Lina María Garrido appelle à une mobilisation des citoyens pour dénoncer ces pratiques politiques jugées malhonnêtes. Sa mise en garde sur l’usage des fonds publics en période électorale résonne comme un appel à la vigilance civique. Face aux enjeux que représente l’élection présidentielle de 2026, la transparence et l’intégrité des processus démocratiques doivent être au centre des préoccupations de tous les acteurs politiques et de la société civile. Sa volonté de combattre ce qu’elle perçoit comme des abus au sein du gouvernement met en lumière les tensions grandissantes entre les différentes forces politiques en Colombie.



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