Un nouveau cas de féminicide qui choque la société péruvienne

Un nouveau cas de féminicide émerge en Pérou, entraînant un tollé international et une indignation palpable au sein de la société. Le 2 septembre, le corps d’Ermelinda G. L. H., une mère de 11 enfants, a été découvert dans une hutte en bois dans la région de Junín. Agée de 55 ans, elle avait disparu le 31 août après avoir quitté sa maison à Huayucachi, se dirigeant vers une zone rurale.

Son fils, accompagné de sa sœur, s’est rappelé avoir entendu sa mère dire qu’elle reviendrait dans l’après-midi, ajoutant qu’ils n’auraient jamais imaginé qu’ils ne la reverraient pas vivante. “Nous avons pensé qu’elle serait partie pour s’occuper des ovins ou participer à un santiago,” a déclaré sa fille María Poma, les larmes aux yeux.

Des circonstances troublantes autour de la découverte

Le corps d’Ermelinda a été découvert dans un état alarmant, présentant de graves blessures à la tête, potentiellement causées par une lampe. Un passoire était également attaché à son cou, indiquant la violence de l’agression. Cette tragédie a conduit la famille à pointer du doigt Fortunato Soto Toralva, le compagnon actuel de la victime, comme le principal suspect du crime.

Agé de 81 ans, Fortunato aurait organisé la rencontre sous le prétexte de compter les moutons dans le champ. Cependant, la scène où le corps de la victime a été découvert ne contenait aucun animal, renforçant l’hypothèse d’un piégeage délibéré.

Une enquête en cours

Suite à cette tragédie, le Second Bureau du Bureau du Procureur spécialisé dans la violence contre les femmes a ouvert une enquête préliminaire pour identifier les responsables de cet acte criminel. Le procureur provincial, Andreey Ortega Vásquez, supervise l’enquête, tandis que des autopsies et des examens criminologiques sont ordonnés, accompagnés de l’audition de la famille, du propriétaire du terrain et de témoins locaux.

Les résultats de l’autopsie ont confirmé que la cause de la mort d’Ermelinda était un traumatisme crânien et une asphyxie mécanique par strangulation, prouvant la brutalité de l’agression subie. Fortunato, quant à lui, a été vu pour la dernière fois à Colpa, dans le district de Huayucachi, le 1er septembre. Depuis lors, sa localisation reste inconnue, et la police intensifie ses efforts pour le retrouver.

Indignation et appel à la justice

La communauté de Chongos Bajo est en émoi et exige justice pour la victime. Les voisins et la famille d’Ermelinda se sont rassemblés pour exprimer leurs préoccupations concernant la protection des femmes dans les zones rurales. “Cela ne peut pas rester impuni. Ma mère était une femme bonne et travailleuse, elle ne méritait pas cette fin,” a déclaré sa fille, visiblement affectée par la perte.

Ce tragique incident soulève des questions essentielles sur la violence faite aux femmes dans les zones rurales, et sur les lacunes de la justice pour les victimes. Les mouvements féministes à travers le pays condamnent la violence et exigent des réformes pour protéger les femmes vulnérables.

Ressources pour les victimes de violence

Il est crucial d’informer le public sur les ressources disponibles pour ceux qui subissent de tels actes de violence. Si vous êtes victime de violence ou connaissez quelqu’un qui l’est, vous pouvez composer le Ligne 100, un service gratuit qui offre orientation et soutien émotionnel en espagnol, quechua et aimara, disponible 24/7.

Les Centres d’Urgence Femme (CEM) offrent aussi une assistance légale, psychologique et sociale complète aux victimes, et plusieurs d’entre eux sont intégrés au sein même des commissariats, assurant une assistance permanente.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à appeler le (01) 419 7260 ou à visiter le site officiel du Ministère de la Femme et des Populations Vulnérables (MIMP).

Feminicidio en Huancayo: madre de 11 hijos fue asesinada y adulto mayor es sospechoso del crimen | Video: InfoRed

La violence à l’égard des femmes doit être une priorité dans la conversation publique, et il est essentiel de continuer à sensibiliser la population sur le sujet afin d’éviter de futures tragédies. Les vies de femmes comme Ermelinda roulent en permanence sur le fil de la violence, et la communauté doit se mobiliser pour changer cette réalité insupportable.



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