Menaces de Los Choneros : Un Nouveau Distrait qui Inquiète le Pérou
Los Choneros, une organisation criminelle éminente d’Équateur, sème l’inquiétude au Pérou. Une récente vidéo, devenue virale sur les réseaux sociaux, témoigne de menaces directes contre plusieurs hauts responsables de la Policía Nacional del Perú (PNP). Ces menaces émergent suite à une incursion présumée sur le territoire péruvien, spécifiquement dans la région Amazonas, à proximité de la frontière équatorienne.
Contexte des Menaces
Dans cet enregistrement, le célèbre analyste de sécurité Pedro Yaranga présente des individus lourdement armés faisant référence, de manière explicite, à des commandants péruviens tels que le “général Lozada” et le “capitaine Escalante”. Les hommes discutent du paiement de sobornos pour faciliter leurs activités criminelles dans cette zone frontalière, indiquant un souci croissant quant à la sécurité dans cette région frappée par le narcotrafic et la minerie illégale.
Les Détails de la Vidéo
Les menaces proférées dans le clip se présentent sous forme d’un ultimatum. Par exemple, l’un des hommes déclare : “Mira, general Lozada. Y a ti también, capitán Escalante. Quedamos en un acuerdo…” De telles affirmations mettent en évidence non seulement l’audace de Los Choneros, mais également le climat de corruption qui percole les institutions locales. Les individus affirment disposer de ressources financières et de pouvoir politique suffisantes pour imposer leur volonté.
Répercussions sur la Population Locale
L’escalade de la violence à la frontière péruvienne est d’autant plus alarmante. Dans des révélations antérieures, des habitants de la région avaient déjà attiré l’attention sur les incursions fréquentes et l’occupation d’au moins 30 kilomètres de territoire péruvien par Los Choneros. Le maire de Shaim Alto Comainas, Francisco Yampis, a dénoncé cette situation en soulignant l’impact destructeur que cela a sur les communautés indigènes telles que les awajún.
Un État En Silence
Le constat est amère : les autorités péruviennes semblent absentes, laissant les habitants, souvent dans l’angoisse, face à ces incursions. Des accusations de collusion entre autorités locales et groupes criminels persistent. Yampis mentionne que des généraux et des policiers sont corrompus, ce qui entrave les mesures de sécurité. “Los Choneros sont les sicarios. Ils sont engagés par les mineurs illégaux”, a-t-il souligné, demandant une intervention directe de la présidente, Dina Boluarte.
La Voix des Communautés Indigènes
Les populations locales s’inquiètent de la réaction des autorités face à cette crise. Leurs plaintes, souvent non auditives, sont ignorées alors que la situation devient insupportable. La violence et les menaces contre les opposants aux activités illégales sont omniprésentes. Des rapports sur des familles contraints de fuir leurs foyers sont fréquents dans des déclarations telles que celles de Yampis, qui évoque des actes de vandalismes sur les biens de ceux qui osent s’opposer à Los Choneros.
Appels à l’Action
Yampis appelle le gouvernement péruvien à prendre des mesures immédiates pour éliminer la présence de Los Choneros et des mineurs illégaux, insistant sur la nécessité d’interrompre la formalisation de leurs activités. Il réclame également un soutien pour des programmes d’éducation et de développement social pour les communautés affectées, affirmant que la sécurité, le droit et la dignité humanitaire des populations doivent primer sur les intérêts criminels.
Alors que les tensions restent vives, les appels à l’action se multiplient et mettent en lumière une situation troublante qui nécessite l’attention urgente des autorités. L’avenir des régions frontalières dépend largement de la manière dont l’État péruvien répondra aux défis posés par Los Choneros et aux crises qui les accompagnent, à savoir la corruption, le narcotrafic et la dégradation des droits fondamentaux des communautés locales.

