La guerre technologique entre États-Unis et Chine

La *guerre technologique* qui oppose les  États-Unis  à la  Chine  s’intensifie, particulièrement dans le secteur des  semiconducteurs . Les États-Unis s’efforcent de freiner l’accès de Pékin aux technologies *avancées* nécessaires à la fabrication de dispositifs électroniques. En effet, les  machines de photolithographie  sont essentielles pour produire des semiconducteurs de haute intégration, notamment ceux utilisés par les  centres de données  spécialisés dans l’ intelligence artificielle  (IA). L’absence de ces outils ralentirait le développement technologique de la Chine, un objectif que le *gouvernement américain* semble vouloir atteindre à tout prix.

Investissements chinois dans l’industrie des semiconducteurs

Pour contrer cette situation, la Chine a consacré d’énormes ressources au développement de ses propres équipements de  lithographie . Des investissements significatifs ont eu lieu en 2014 et 2019, totalisant respectivement 19 milliards et près de 27,5 milliards de dollars. Toutefois, la plus grande injection de capitaux a eu lieu en 2023, lorsque Pékin a approuvé un fonds de 41 milliards de dollars destiné aux fabricants d’équipements de lithographie. Ces efforts visent à réduire la dépendance du pays envers les technologies étrangères.

Le géant chinois SMIC et son défi technologique

Dans le paysage des semiconducteurs en Chine,  SMIC  (Semiconductor Manufacturing International Corp) s’affirme comme le principal acteur. Après plus de deux ans d’efforts, l’entreprise est sur le point de lancer la production de puces de  5 nm . Selon des sources fiables, telles que la docteure Kim, ancienne de Samsung et actuelle chercheuse pour TSMC aux États-Unis, SMIC a vu ses revenus croître de  22%  au premier semestre 2025 par rapport à l’année précédente.

Le défi des  5 nm  : entre promesses et limitations

Bien que SMIC semble progresser, la docteure Kim souligne que le  rendement  des puces produites à ce stade est inférieur à  30% . Ce chiffre est préoccupant, car pour qu’un nouveau procédé soit économiquement viable, un rendement d’au moins  70%  est nécessaire. Le faible rendement résulte de techniques de fabrication que SMIC utilise, en particulier le  multiple patterning , qui améliore la résolution des processus, mais nuit à l’efficacité générale.

Une technologie en évolution : SAQP

Pour son nouveau  processeur de 5 nm , SMIC recourt à une technique avancée, le  Self-Aligned Quadruple Patterning  (SAQP). Cette méthode plus sophistiquée que le multiple patterning se rapproche des standards technologiques de pointe. Ces circuits intégrés doivent fournir les performances attendues pour satisfaire le marché, en particulier celui d’entreprises comme  Huawei  qui dépendent de ces avancées pour rester compétitives.

Vers l’avenir : semiconducteurs de 3 nm et nanotubes de carbone

En parallèle, des rapports indiquent que SMIC pourrait débuter la production de  3 nm  d’ici 2026, intégrant des transistors de type  Gate-All-Around  (GAA). Cette avancée serait un pas significatif vers la production de technologies encore plus performantes. De plus, des tests sur l’utilisation de  nanotubes de carbone  pour la fabrication de circuits intégrés ont été réalisés par Huawei, soulignant leur potentiel révolutionnaire pour SMIC.

Enjeux géopolitiques et économiques

Les implications de cette course technologique vont bien au-delà des simples considérations économiques. Les États-Unis craignent que la maîtrise des technologies de pointe par la Chine ne modifie l’équilibre des pouvoirs sur la scène mondiale. Le secteur des semiconducteurs est en effet un enjeu crucial, car il est à la base de toutes les  infrastructures numériques , allant des smartphones aux systèmes de gestion des données dans le cadre de l’IA.

Pour résumer, la confrontation entre les États-Unis et la Chine dans le secteur des semiconducteurs s’intensifie. Le développement de technologies avancées comme les  5 nm  et  3 nm  est primordial pour les deux pays et pourrait redéfinir les dynamiques économiques et politiques sur la scène internationale. Alors que SMIC tente de rattraper son retard, le véritable défi réside dans la capacité de la Chine à surmonter les restrictions imposées par le gouvernement américain et à établir une autonomie technologique viable.

Les enjeux de cette guerre technologique ne sont pas uniquement économiques ; ils touchent également à la souveraineté nationale et à la sécurité des données. La capacité de chaque nation à innover dans ce secteur déterminera non seulement leur position sur le marché mondial, mais aussi leur influence géopolitique à l’avenir.



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