La Nouvelle Capitale d’Indonésie : Nusantara et son Enjeu Environnemental
L’Indonésie, pays archipel de plus de 17 000 îles, fait face à des défis environnementaux extrêmes. Jakarta, sa capitale, est en proie à une congestion URBAINE, une pollution croissante et la menace des changements climatiques. En effet, des scientifiques ont prédit qu’avant 2050, la ville pourrait être submergée par l’augmentation du niveau de la mer et le sinking de ses terres. Pour remédier à cette crise, le gouvernement indonésien a décidé d’ériger une nouvelle capitale, nommée Nusantara, à 1 000 kilomètres au nord de Jakarta, dans la forêt tropicale de Kalimantan Oriental.
Le Projet Nusantara : Une Réponse à l’Urgence
La première pierre de Nusantara a été posée à la mi-2022. Cette ville, censée être deux fois plus grande que New York, doit abriter le gouvernement indonésien, mais de nombreux défis subsistent. En effet, l’inauguration officielle de la capitale est retardée en raison de l’absence d’infrastructures essentielles telles que l’eau potable, l’électricité et les services de connectivité. Par conséquent, l’investissement étranger, bien que vital pour la réalisation de ce projet, reste inférieur aux attentes.
Partenariats Chinois dans la Construction
Les principales entreprises impliquées dans le développement de Nusantara sont chinoises. Par exemple, le Delonix Group a été choisi pour construire des bureaux et des hôtels, tandis que la société China Harbor Engineering, une filiale de China Communications Construction Company, a promis d’investir 4 milliards de dollars pour des infrastructures de transport, notamment des tunnels et des routes. Ce phénomène de partenariat est symptomatique d’une empreinte chinoise croissante dans l’infrastructure mondiale.
Modèles de Développement : Égyptien et Sri Lankais
Le cas de Nusantara n’est pas isolé. L’Égypte, par exemple, planifie également un déménagement de son centre administratif vers une nouvelle ville, située à 45 kilomètres de Caire, à l’est. En visant à soulager la congestion de la capitale, le pays projette de relocaliser des infrastructures clés, dont le parlement et le palais présidentiel. Le coût estimé de cette initiative est de 3,8 milliards de dollars, avec de nombreux investissements chinois impliqués, y compris 2,2 milliards de dollars pour le domaine financier principal.
L’approche de l’Égypte vise à faire de Caire une porte d’entrée vers l’Afrique et l’Orient plein dans le cadre de la Nouvelle Route de la Soie, une initiative promue par le président chinois Xi Jinping. Cette stratégie laisse augurer d’un intérêt accru pour le renforcement des infrastructures africaines, à l’instar du modèle de développement suivi par Brasilia au Brésil.
Construire un Futur : Les Ambitions de Sri Lanka
En se tournant vers Sri Lanka, nous constatons également que des entreprises chinoises y développent un nouveau centre financier à Colombo, sur une île gagnée sur la mer. Ces efforts visent à créer un environnement comparable à celui de Dubaï, attirant ainsi des investisseurs internationaux. La stratégie, qui privilégie des exonérations fiscales, est également ancrée dans la nouvelle route maritime, renforçant le rôle stratégique de Colombo dans le commerce international.
Le Rôle de la Chine dans l’Infrastructure Mondiale
La tendance à l’implication de la Chine dans les grands projets d’infrastructure est palpable non seulement en Indonésie et en Égypte, mais aussi en Irak, où des projets de construction de villes sont entrepris par des entreprises chinoises. Il s’agit notamment d’un centre industriel dans le sud de l’Irak, frappé par les conséquences de l’invasion de 2003. Les entreprises publiques, telles que China State Construction Engineering Corporation, se trouvent donc à la pointe de cette stratégie de reconstruction.
En Éthiopie, le pays a vu l’arrivée de géants chinois dans les domaines des transports et de l’énergie. Des garanties ont été prises pour moderniser les infrastructures de la capitale Addis-Abeba, y compris un système de métro qui fait de l’Éthiopie le premier pays d’Afrique subsaharienne à disposer d’un tel service.
La globalisation croissante et les défis environnementaux mettent en lumière l’interdépendance des nations. L’horizon de l’infrastructure mondiale est redéfini par la convergence des besoins économiques et climatiques.
A travers ces projets emblématiques, l’avenir des grandes capitales mondiales semble s’écrire dans un contexte de collaboration internationale, étayée par des investissements étrangers cruciaux, en particulier venant de l’Empire du Milieu. Ces dynamiques complexes obligent les nations à repenser leurs cœurs politiques et économiques face à des défis qui transcendent leurs frontières.
